Codage Shun
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MessageSujet: Codage Shun Sam 24 Sep - 23:04
Feel the earth... And stay with nurse
This is the end
Hold your breath and count to ten
Feel the earth move and then
Hear my heart burst again
Néant. Un noir absolu, plus opaque encore qu’un épais rideau de ténèbres. Le silence, l’effroyable regard du rien, qui scrute sans broncher le corps de ceux qui sont inconscient. Pas un sens en éveil, pas un sentiment pour faire vibrer le cœur. Le vide complet, dont seul l’expérience permet d’en comprendre l’incroyable puissance.

Puis un son, un mot, des bribes de voix. Quelque chose qui pique au niveau de la main. Des grésillements dans les oreilles. Des fourmis dans les jambes. Des tonalités qui s’affirment, des mélodies qui se dégagent. Et enfin, une faible lumière, des paupières qui s’allègent et se soulèvent lentement. Une sensation de douleur intenable à la tête, au bras et aux jambes. Sentir mon cœur battre, cette sensation me rassura immédiatement.  La peur revint avec l’éveil, tout comme la peine. En tournant la tête, je n’aperçus qu’un rideau blanc, me séparant de l’autre partie de la pièce. Mais mes yeux ne désiraient que de se refermer. J’avais sommeil, le désir ardent de m’endormir sans attendre, et de ne me réveiller que lorsque mes forces à nouveau seraient en ma possession.  Personne ne peut luter contre Morphée et ses armes irrésistibles. La tentation fut trop forte, je m’endormis.

Le second fut réveil se fit en plus grande douceur. Même si je me sentais toujours aussi faible. Ajoutant à cela cette nausée qui me brulait la gorge, et cet esprit qui semblait se contorsionner dans ma tête. Je parvins à rouvrir mes prunelles, la lumière était forte, mais je distinguai sur l’autre versant une fenêtre munie de rideaux blancs, et un établi où se situaient des tonnes de boites de médicaments et… trop tard, mes paupières s’abaissèrent d’une traite. Ma mémoire se réveilla, m’offrant par flashback les évènements de ces dernières heures… ou jours ?

La gare, la dame à la poussette, les rails, le paquet de chips, le jeune homme, le train, la voix féminine dans les haut-parleurs,  le billet…
Non, le paquet de chips, le billet, la gare, la voix féminine dans les haut-parleurs, le jeune homme, la dame à la poussette, les rails, le train…
Ou alors, le billet, la gare, le jeune homme, le paquet de chips, la voix féminine dans les haut-parleurs, le train, les rails… le sommeil.

« Le train numéro 17893, en provenance de Chigasaki et à destination de Matsudo va entrer en gare. Merci de libérer le bord de la voie ferrée et de s’écarter derrière la ligne blanche ! »

Réveil en sursaut, le corps transpirant de sueur. Le cœur affolé, comme après un cauchemar. Mais celui-ci semblait bien réel. Je me relevai dans mon lit, et la douleur fut si forte que mon corps s’allongea de lui-même à nouveau. Tentative vaine donc. Les draps n’étaient pas doux, et le coussin trop dur. Où étais-je ? Pourquoi y étais-je ? Pourquoi avais-je si mal ? Quelle mascarade, quel cauchemar oui ! Je ne désirais que sortir de ce lieu pour retourner me reposer dans le lit, au dortoir.

Un nom apparut dans ma mémoire. « Dan ». Qui était cet homme ? Le jeune homme de mes souvenirs ? Pourquoi mon esprit était il si embrumé et opaque ? Trop de questions, pas assez de réponse, et ce sommeil qui me guettait toujours du bout de ses lèvres. Un baiser, je m’endormis. J’alternais entre éveil et sommeil, sans pour autant comprendre plus ce qu’il m’arrivait. Sans mettre d’explications sur cette situation étrange qui était la mienne actuellement. Soudain, alors que je réouvrai les yeux pour la énième fois depuis toute à l’heure, des voix me parvinrent, d’abord troublée, depuis derrière le rideau.

♦ me voir…

Quelqu’un était-il à côté ? Peut-être parviendrais-je à lui parler. Je voulus parler, mais ma voix fut aussi silencieuse que le vent. Aucun son ne s’échappa de mes lèvres, et la fatigue à nouveau me fit sombrer dans le royaume des rêves.
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