Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians
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MessageSujet: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians Mar 28 Mar - 22:05


Elsa
Ismaël
Like white smoke
« I would like a big glass of violet syrup. If possible, I would like some ice cubes too. With this warmth, a little bit of coolness is always pleasant. Thanks ! »

Le soleil se couche sur la cité. Le ciel arbore une couleur rose pâle, magnifique.
Je déambule, posant pied après pied. Je marche lentement, suivant la crique.
J'inspire. La brise marine envahit mes narines. Sel et humus, un doux fumet!
Mes cheveux aurore s'emballent. Attention, je manquerais presque de trébucher.

Je descend sur la plage, sur le sable chaud, plantes nus.
Gilet gris défais, chevelure décoiffée. Mes yeux se perdent à l'horizon.
Je voyage depuis des heures, sans but ni destination.
Que fais-je ici, au beau milieu de cette ville inconnue?

J'ai la tête pleine de souvenirs; les joues rougies par le nordet.
Face à ce paysage irréel, décor de conte de fées, je pense.  
Peu importe si je suis perdu, peu importe si je ne sais où aller,
La journée disparait tandis qu'apparaissent des lieux où s'abriter.

Sautillant de marche en marche, je remonte, chaussures à la main.
Sur le pavé, je dessine innocemment des arabesques avec mes pas.
Je me pique contre les mauvaises herbes. Pas très malin.
Et j'avance, vers une enseigne colorée en bois.

Entrée au restaurant remarquée: les clients se retournent vers moi.
Je glisse sur le parquet de l’entrebâillement au comptoir, indique ma consommation.
Verre obtenu à la main, je file à la fenêtre. M’assoie sur un banc acacia.

Pas un bruit dans le café, pas même le rire d'un client. Je préfère regarder ici.
Dehors la houle continue de s'agiter. Tête contre la vitre, je me perd en contemplation.
Je sirote un peu. Délicieux ! Dehors la désescalade de l'étoile n’est pas encore finie.
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MessageSujet: Re: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians Dim 21 Mai - 21:35
ft. Ismaël & Elsa
Deux raisons différentes de fréquenter la plage et ses environs aux heures là. L'un vient se ressourcer, visitant toujours plus efficacement ce petit bout de village au sein duquel il semble faire escale. L'autre est là pour s'acquitter des tâches qu'elle s'est elle-même donnée. Forcément, comme il y a peu d'exotisme dans ce coin de pays, Elsa fut rapidement intriguée par la physionomie particulière d'Ismaël. Après quelques hésitations, la conversation s'engagea.

Like withe Smoke
 Un peu de sable, beaucoup de vent, une odeur âcre et salée et vous voilà transportés. La mer se dessine lentement à vos pieds et vous vous plaisez à humer ces fumets particuliers. Au loin, les mouettes volettent encore, gagnant lentement mais sûrement leur repère nocturne. Il faut dire que le sunset tend à être à son apogée, les rayons rougeoyant projetant de leurs flammes irisées sur la surface de l’océan immaculé.

Et moi dans tous cela ? Je suis là. Âme futile, petit grain de sable parmi la masse grouillante de ses congénères. Mes chaussures à la main, je fais face à l’immensité bleutée, mes plantes de pieds savourant un dernier instant la chaleur que le sable a emmagasinée au cours de la journée. Aujourd’hui est comme tous les autres jours. Je suis sortie pour m’évader un tantinet, quitter le restaurant que grandma dirige avec toujours autant de doigté. À force, je peux affirmer que je vis là, squattant toujours plus longtemps ces lieux emplis de vie et pourtant si reposant. Normalement, j’habite au centre de la ville, mais l’ambiance ne m’y plait guère. Des filles légèrement à la ramasse ne cessent de s’y pavaner, les machos en jogging ne se faisant pas prier pour aller les draguer. Il fut un temps où je fus assez sotte pour tenter de m’y mêler, trouver ma place parmi ceux que j’ai bien souvent voulu considérer comme mes camarades. Malheureusement, il semblerait que le contrôleur n’ait rien voulu savoir. Ni une ni deux, je me suis exilée, fuyant cette atmosphère bidouillée. Oui, je préfère de loin me lever le matin et filer ici. Du moins, quand je ne dors pas directement sur place. À force, grandma a fait monter un lit pour moi. Dans la mezzanine de son petit chalet. Au bord de la plage. En contrepartie, pour m’autoriser à rester, je dois l’aider. Je me mêle alors à l’équipe, et bien que grandma, la grande patronne, ait compris que je n’avais pas suffisamment de tact pour me mettre sur le devant de la scène, je fais partie des services. Seulement, je ne sers pas. Je me contente de la plongée. Ça me va. Je peux chantonner, immerger mes pensées. Et en plus, je peux discuter avec les cuisiniers. Ils sont gentils eux. Je suis un peu la cadette du groupe, une petite sœur qu’ils ne cessent de choyer alors.. je me sens chouchoutée. Pas question néanmoins de me laisser chômer, mais tous font preuve d’une attention extrême à mon égard. Souvent, je me dis que c’est parce que je descends de grandma. Ils tiennent peut-être à bien se faire voir, ou du moins à ne pas s’attirer d’ennuis. Comme si je leur en souhaitais !

« Elsa ! On a besoin de toi ! »

Paulo passa la tête par la fenêtre, signant la fin de ma pause. Sans rechigner, je fis demi-tour, ma robe de soie bleue tanguant légèrement selon les caprices du vent. Guillerette, je courus jusqu’au ponton de bois qui permettait de gagner le restaurant. Au Cheval Blanc. Avec un sourire, je gravis les marches rapidement, laissant mes yeux observer la façade de ce bâtiment fringuant que j’aimais tant. Je la connaissais sur le bout des doigts, aurait pu vous la tracer dans le sable les yeux fermés.  Si bien, que le garçon accolé à la vitre principale ne m’échappa pas. Je m’arrêtai, prenant le temps de l’observer. Il paraissait laisser son regard errer le long des paysages qui se profilaient, un sourire rêveur imprimé sur le visage. Quel étrange bonhomme avec ses cheveux roses ne pus-je m’empêcher de penser. Le tout lui allait plutôt bien, je devais l’admettre mais je ne m’étais jamais habituée aux teintures et en voir me faisait toujours le même effet. Quoi qu’il en soit, il respirait la sérénité et la tranquillité. Alors que Paulo s’écriait à nouveau, s’impatientant gentiment, je levai tour à tour les pieds, enlevant le plus gros du sable qui les maculait avant de remettre avec précipitation mes sandales. Courant à présent, je passai devant la vitre où se prélassait le rosier, profitant sûrement des derniers rayons qui subsistaient. Faisant irruption dans le restaurant, je ralentis tout de même le pas, ayant à mes dépends appris qu’il ne fallait jamais, au grand damn jamais perturber le trafic des serveurs pressés. Curieuse, je pris tout de même le temps de regarder où le client était installé, tout en nouant mon tablier rouge pour ne pas me tâcher.
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MessageSujet: Re: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians Jeu 25 Mai - 14:10


Elsa
Ismaël
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« Excuse me, could I have something to eat ? Please surprise me by giving me a sweet light meal.»

Les secondes filent à pleine vitesse,
Se faufilant entre l'interstice du sablier.
Zéphyr fougueux en quête d'allégresse,
J'ai passé beaucoup de temps à rêvasser.

Des clients s'en sont allés, d'autres sont venus.
L'équipe de service, elle n'a pas changé.
En pivotant la tête, de nombreux visages inconnus
Consomment sans de l'attention me prêter.

Mon verre vide me défie de ses pupilles cristallines.
Je le soulève, du bout des doigts
L'esprit encore brumeux d'une somnolence anodine.
Je marche, pieds nus, vers le barman aux airs courtois.

Je pose le godet devant lui, sans le brusquer,
Un doux sourire étirant mes commissures.
Je demande un quelque chose à grignoter,
Tandis que de mes phalanges se balancent mes chaussures.

Il m'indique de patienter, s'évapore en cuisine.
Dehors le soleil n'a pas quitté sa position.
L'air est frais. Sur le bar, un pot de capucines
Survit grâce à la climatisation.

Mon attente n'est que de courte durée.
Déjà revient quelqu'un,
Un pot dans les mains.
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MessageSujet: Re: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians Jeu 25 Mai - 17:24
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Deux raisons différentes de fréquenter la plage et ses environs aux heures là. L'un vient se ressourcer, visitant toujours plus efficacement ce petit bout de village au sein duquel il semble faire escale. L'autre est là pour s'acquitter des tâches qu'elle s'est elle-même donnée. Forcément, comme il y a peu d'exotisme dans ce coin de pays, Elsa fut rapidement intriguée par la physionomie particulière d'Ismaël. Après quelques hésitations, la conversation s'engagea.

Like withe Smoke
Une fois mon tablier bien en place, je me faufilai derrière la porte réservée au personnel, retrouvant par ce simple geste les fragrances des restes du service de midi qui tendaient à s’évader. Comme à son habitude, Paulo avait les fenêtres grandes ouvertes, sa petite amie l’attendant déjà, mettant la main à la pâte de son sourire angélique. Elle rangeait, astiquait, tenait la cuisine propre et ordonnée. Telle que Paulo aimait bien trouver. Lorsqu’il travaillait, ses lunettes étaient posées. Jamais trop loin de ses mains agitées. Il avait alors un tic, les déposait d’une façon particulière, stressait quand elles n’étaient pas ainsi disposées. Son côté maniaque ne cessait-il de me répéter, un clin d’œil toujours en réserve. Son côté maniaque… Tu parles. C’est pour ça que Fanny repassait toujours derrière lui ? Un sourire amusée, je saluai sa petite amie en regagnant ma place, situé au fin fond de la cuisine, le coin le plus reculé. Là m’attendaient à peine quelques plats à nettoyer. J’aurais pu encore profiter quelques instants ne pus-je m’empêcher de constater…  Nous étions la fin d’après-midi, ce qui voulait dire que les consommateurs ne se bousculaient pas. Une moue boudeuse, je me mis tout de même au travail, frottant d’un geste acharné tout en laissant le regard pivoter. La fenêtre me tenait compagnie, les paysages m’accaparaient. Pour un souci de marketing, les clients avaient la vue sur la mer. Mais moi, j’avais le petit sentier qui menait à la ville qui à quelques mètres de là nous attendaient. De là où je me trouvais, je pouvais avoir un aperçu de ce qui s’y passait, les passants qui marchaient, bien que leurs visages me demeuraient inconnus, leurs traits imprécis par la distance qui nous séparaient.

« Elsa, magne-toi ! On entame bientôt le service de ce soir, termine ça. Après, j’aurais besoin de toi.»


Tournant la tête brusquement, sortant de mes rêveries, je croisai le regard du cuisinier. Son visage était marqué par une inquiétude non dissimulée. J’ouvris la bouche avant de la refermer. Il avait raison, je devais boucler la vaisselle qui me restait, de sorte à ce que le service dernier puisse parfaitement commencer, le tout dans un ballet bien huilé. Néanmoins, je ne comprenais pas cette mine soucieuse que mon Paulo avait abordée. Qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Lui qui était toujours si enjoué. Fanny dut percevoir l’incompréhension qui me secoua. Elle vint en effet se poster à mes côtés, m’apportant ainsi les bouts qui me manquaient :

« L’équipe de service a eu un petit souci. Juliette a du rentrer, sa mère vient de partir à l’hôpital. Vu qu’elle n’a pas le permis, Thomas l’a accompagnée. Il devait être de retour pour le service de ce soir, mais les embouteillages les ont pris de courts. Ils y sont bloqués. Juliette quant à elle a pris sa soirée. Mais voilà, il y a deux serveurs qui manquent à l’appel désormais. Je suis venue prendre la place de Juliette, ta Grandma m’ayant sollicitée. Mais… ils risquent de te réquisitionner aussi. Thomas est de service actuellement normalement. Il serait de bon ton que Benny ait de la compagnie. Je ne peux pas y aller, Paulo me veut ici. Il veut que l’on commence à préparer les entrées les plus demandées.»

Un sourire d’indulgence effleura les lèvres de Fanny, je retins un gémissement apeuré. Moi dans la grande salle ? Savaient-ils seulement que je ne savais aligner deux pas sans tout faire tomber ? Je redoutais déjà les regards désobligeants de ceux qui voyaient leur commande atterrir à mes pieds. Mais mes pensées se tournèrent bien vite vers Juliette et sa maman. Pourvu qu’elle n’ait rien de grave ! Et puis, Thomas reviendrait, il l’en avait assurée, les catastrophes que j’étais susceptibles de déclencher ne serait de ce fait que de courte durée. Du moins, je l’espérai. Je ne poussai pas plu l’interrogatoire, sachant pertinemment que si mon informatrice en avait su plus, elle me l’aurait dit. Il allait falloir que je reste à l’écoute des news.  

Terminant ce que j’avais commencé, je contournai la jeune femme, qui maintenant se taisait pour aller ranger ce que je venais d’essuyer. Bien. Bon, et bien j’allais aller me préparer.

« Merci Fanny, à toute à l’heure dans ce cas ! »

Sans plus demander mon reste, je repassai dans la salle d’à côté, laissant mon tissu rouge, maculé de gouttes d’eau encore visibles, sur le porte-manteau qui jouxtait l’entrée des cuisines. Heureusement pour moi, personne n’avait d’uniforme ici. Nous étions un trop petit commerce sûrement. Ou peut-être que Grandma n’avait jamais apprécié cela, préférant laisser aux employés leur individualité. Je passai derrière le bar, sans un regard pour ceux qui y étaient attablés, les yeux tournés vers mes pieds. Quand j’eus rejoint le grand brun que j’avais à aider, je levai les yeux vers lui, choisissant de passer dans sa langue natale, pour me concentrer sur les mots que j’aurais à employer et non sur ceux qui, curieux de mon arrivée, risquaient de me dévisager.

« Hey Benny !  Fanny hat mir gesagt, dass Thomas für ein Moment nicht da wäre. So bin ich da, um dir zu helfen. Ich hoffe, dass es kein Problem für dich ist.“


Mon allemand très scolaire refit surface, alors que le sourire conciliant de Benny me rassura. Grandma le prénommait son avion de chasse. Elle les aimait tous, également, mais chacun avait son petit surnom particulier. Et… C’est vrai qu’il avait de la gueule le petit. Une petite barbe de deux jours lui donnait un côté très adulte, couvrant sa mâchoire carrée. Ses dents blanches se profilaient à chaque fois qu’il souriait, ses yeux vivaces et emplis de gentillesse ne cessant de vous fixer. De grande taille, il était le genre d’Homme qui savent se faire naturellement admirer. Ses biceps dessinés, les triceps se laissant deviner, ses larges paumes étaient parfaites pour manier les verres qu’il ne s’arrêtait pas de couvrir. Ses larges épaules laissaient deviner un dos à l’effigie de ses bras musclés. Il était taillé pour le Beach-Volley. Choix stratégique, il avait été mis au bar, ayant la tatch suffisante pour attirer les donzelles qui venaient bronzer tout l’été. Il avait d’ailleurs son petit fan club, le petit fourbe. Fan club dont je faisais partie, ne nous mentons pas. Grandma avait à coup sûr frappé vu le fait que je me retrouvait là, Fanny remplaçant Juliette et moi le brave Thomas. Tu parles. Elle me laissait simplement une chance de l’approcher. Je ne parvenais pas à me décider. Devais-je la blâmer où me sentir enjouée ? Dur à dire.

« Na klar. Ich lass’ dich, die Gläser, dort, waschen. Wenn es okay für dich ist.“

Son sourire angélique me remua les tripes alors que je m’exécutai, les joues rosies.

°Elsa… Tu es vraiment insortable !° ne pus-je m’empêcher de me reprocher.

Je gagnai donc à nouveau l’évier, ayant décidément toujours eu ma place là. Loin de là l’idée de m’en plaindre. Seulement, cela servait à coup sûr les clichés. M’enfin. Je préférai de loin cela à jouer de ma vie à déambuler chargée comme une mule, des plateaux couvrant mes bras entiers.

Oui, j’exagère, et alors ?

Ouvrant l’évier sans me rappeler qu’il était un peu dur du pied, je m’éclaboussai allégrement, un client ne pouvant s’empêcher de rire gentiment à ma bourde. Rougissant cette fois-ci violemment, je me baissai précipitamment pour attraper un torchon sous l’étagère, séchant ce que je venais de tremper.

°Ohlala, Benny détourne les yeux, je t’en prie…°

Heureusement pour moi, lui ayant coulé un regard discret, je lui trouvai un air occupé. Il servait deux-trois demoiselles à l’autre bout du bar, le corps penché pour leur tendre leurs verres commandés. M’attardant trop longtemps, je me repris, revenant à la mission qu’il m’avait confiée. Pourtant, déjà s’avançait vers moi quelqu’un d’affamé. Le garçon tout de rose coiffé. Il fut intercepté par Benny qui l’avait déjà vu arrivé, l’interceptant immédiatement de son sourire mystique. Le jeune homme demanda de quoi se sustenter. Mes oreilles ayant déjà entendu ce que son estomac réclamait, je m’empressai de saisir l’excuse si bien tombée de regagner mon antre bien aimé.

« Macht nix ! Ich gehe ! »


Sans demander mon reste, je pivotai, laissant les plis de ma robe évoluer sous le mouvement anticipé. En quelques larges enjambées, je passai de l’autre côté, expirant bruyamment. A m’entendre, je revenais d’une traversée redoutée, telle une pauvre âme ayant surmonté l’épreuve du Styx. Fanny ne pût s’empêcher de pouffer à ma vue paniquée. Boudeuse mais à demi-amusée, je lui tirai la langue, le feu de mes joues se calmant peu à peu. »

« Oh Fanny, prends ma place s’il te plaît ! »

Sans se départir de son sourire, elle refusa muettement, une lueur fourbe flamboyant dans ses yeux de jade. Plissant les yeux, je ne pus qu’exprimer ma méfiance.

« Hum.. »

Me rappelant cependant pourquoi j’étais de retour là, j’apostrophai son homme occupé, réclamant un peu sèchement :

« Paulo, un petit quelque chose pour grignoter!»

Se redressant, il me lança un regard surpris, ne comprenant pas mon agressivité. Me rendant compte du ton peu gentillet que j’avais fait entendre, je rajoutai immédiatement un petit adoucissant, d’une voix de chat potté :

« S’il te plait… »

Son sourire revint illuminer ses lèvres nacrées, et j’attendis patiemment qu’il ait terminé. Quand ce fut le cas, je le débarrassai du poids que cela représentait, le remerciant d’un regard. Au moment où je passai le pas de la porte, il m’apostropha, à nouveau concentré sur les tâches qu’il effectuait, sa mine soucieuse s’étant envolée.

« Merci petite princesse. »

Sans comprendre, je regagnai le bar où attendait celui que j’avais précédemment appelé le « rosier » en raison de ses cheveux d’une teinte peu coutumière. M’enfin, il fallait bien s’y habituer. Déposant délicatement l’assiette face à lui je baissai les yeux pour ne pas le regarder. Lorsqu’il me remercia, sa voix grave m’interpella et je levai ces yeux que je ne voulais dans ce sens contrôler, l’observant plus par réflexe que par envie de m’y confronter. Je fus frappée par son regard d’une tranquillité exacerbée.

« De.. de rien. »


Un petit sourire ébranla mes lèvres crispées.
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MessageSujet: Re: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians Mer 31 Mai - 22:13


Elsa
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« Excuse me, are you the one who cooked the delicious dish I just ate ? »

Sur la coupe en porcelaine décorée
Se dresse un monument sucré, appétissant.
A peine la demoiselle de service remerciée,
Je prends place au bar sur les chaises hautes en cuir luisant.

Je sors mon polaroid de poche,
Photographie ce que je m'apprête à dévorer.
Un souvenir, il faudra que je l'accroche
Avec les autres dans mon livret.

Rien à redire, c'est excellent !
Mes papilles s'exaltent devant met si raffiné.
Un fin sourire illumine mon visage d'adolescent,
Tandis que je détruit mon gouté à grandes fourchetées.

Sensation étrange que celle d'être observée, je lève la tête.
A droite, un homme athlétique sert des demoiselles.
Le regard vient de l'autre côté de mon assiette,
Qui semble oublier que moi aussi, je possède des prunelles...

Je pose mes yeux un instant sur elle,
La remercie de la préparation en inclinant le visage.
Mignonne. Une serveuse plutôt conventionnelle,
Bien loin de l'autre et ses ravages.

Croisant mes couverts sur l'assiette,
Mes mains rejoignent mon siège.
Je n'ai pas envie de retourner vers la banquette,
Profitons du présent privilège.

Peut-être est-ce la cuisinière ?
Sans crainte, d'une vois posée et sans arrières
Pensées, je m'adresse par une bagatelle.

Je joue en tournant doucement depuis mon fauteuil,
Comme dans boule tournerait un écureuil.
Je viens si peu souvent, espérons que ce soit elle...
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MessageSujet: Re: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians Mer 7 Juin - 21:10
ft. Ismaël & Elsa
Deux raisons différentes de fréquenter la plage et ses environs aux heures là. L'un vient se ressourcer, visitant toujours plus efficacement ce petit bout de village au sein duquel il semble faire escale. L'autre est là pour s'acquitter des tâches qu'elle s'est elle-même donnée. Forcément, comme il y a peu d'exotisme dans ce coin de pays, Elsa fut rapidement intriguée par la physionomie particulière d'Ismaël. Après quelques hésitations, la conversation s'engagea.

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A peine le met fut-il déposé, que je m’empressai de filer. Sans attendre, je rejoignis Benny et ses bécasses, tentant tant bien que mal d’ignorer leurs salaces personnes. Le jeu de la drague n’avait jamais trompé personne. Pas même moi, la solitaire du coin et même si je ne disais rien, la perspective que leurs mains trop baladeuses viennent effleurer sa peau balzannée me fit frémir de l’envie de les étriper. D’humeur plus maussade, je m’emparai du torchon qui était négligemment balancé sur ses épaules dénudées, de par le débardeur turquoise qu’il portait, et je repartis aussitôt en direction du client que je venais de servir, me retranchant dans mon isolement bien aimé. Que je préférais le calme et l’humeur légère de la cuisine.. Un Paulo pour me faire rigoler, Tomas pour appuyer le côté comique à chaque fois qu’il entrait et le ciel pour m’épauler. Balayant ses pensées rapidement, je songeai à tous ces enfants qui par delà le monde souffraient et ma peine se fit de suite plus légère, tendant lentement à s’effacer. Après tout… la vie était belle, pourquoi vouloir s’entacher et en rester bloquée à de telles futilités ?
Absorbée dans ma réflexion, je ne constatai pas que je nettoyai patiemment la même zone du comptoir depuis cinq bonnes minutes déjà. Ce furent les bruits de fourchettes du jeune homme qui se repaissaient qui me tirèrent de mes pensées. Relevant la tête, je me pris à l’observer. Je ne l’avais jamais vu ici attablé. Du plus loin que je me souvienne, la saison touristique était presque terminée. Peut-être en était-il un, profitant encore un dernier instant des installations de cette ville côtière qui pendant quelques nuits l’avait hébergé. Qui sait ? En tout cas, il était vraiment singulier, bien loin de Benny et de son air enjoué. Bien qu’il demeurât silencieux, je décelai en lui une sympathie qui ne devait être négligé. Le polaroid me confirmait ce que je soupçonnais alors qu’il s’emparait de clichés colorés. Faisait-il partie de ces influenceurs qui partageait leur vie trépidante sur les réseaux sociaux ? Etait-il seulement grand fan de photo ? Un fin gourmet ? Tant de questions qui se déversaient, une à une, venant polluer mon esprit qui aurait du se trouver concentré. Résultat des courses, mon torchon ballant à la main, je finis bien vite immobile, à ne pouvoir détourner les yeux de sa personne tant je m’interrogeai. Pourquoi faire une telle fixette sur un garçon comme les autres ? Pourquoi lui et pas l’adolescent adossé là bas, prêt de la rambarde de l’escalier ? Et pourquoi toujours des pourquoi ? Pourquoi toujours ressentir ce besoin urgent de se justifier ? Sa singularité avait éveillé mon intérêt, point, pas de quoi disserter sur le sujet toute une année.
Bien rapidement, le boulet que j’étais su bien évidemment se faire remarquer. J’eus envie de venir me cacher derrière les mèches folles qui constituaient ma crinière dorée, aux reflets légèrement rosés. Mais je ne fis pas un geste, me contentant d’observer ses yeux sombres qui me fixaient. A quoi bon s’échiner à courir se planquer quand on était grillée ? Les mêmes prunelles curieuses qui me dévisageaient m’auscultèrent tranquillement, semblant se solder par un jugement. Qui ne faisait pas partie des plus méchants au vu de ses lèvres qui déjà se mouvaient, à vitesse grand V.

« Excuse me, are you the one who cooked the delicious dish I just ate ? »

A première vue, je ne compris pas ce qu’il me raconta, mais bien vite, mes quelques notions apprises au cours du collège me revinrent et je pus effacer la tête perdue que je faisais, histoire de ne pas trop laisser le vent souffler. Tant bien que mal, j’essayai d’aligner quelques mots, si possible sans trop déstructurer une phrase que je venais à peine d’entamer.

« I… I am sorry, I’m not the person you seem to believe. But I can convey a message if you want. »

Au fur et à mesure que je débitai mon vocabulaire savamment appris lors de mes heures à étudier, je pris de quelque peu confiance, bien que je ne transpirais pas non plus le self-control intégral. A l’autre bout du bar, je sentis le regard de Benny se tourner vers moi. Instinctivement, ma tête voulut pivoter pour répondre à cet échange de regards mais je me fis violence pour demeurer telle que j’étais, face à l’inconnu qui s’exprimait. Il n’était pas venu le temps que je me replie sur moi-même alors qu’il m’était demandé de veiller à la satisfaction des clients. Avait-il trouvé une araignée dans ce que Paulo lui avait préparé ? A cette hypothèse, mon estomac émit un gargouillis mécontent, choqué à l’idée qu’une telle abomination ait pu avoir lieu.

« Did.. did you find something bad ? »

Ma petite voix traduit légèrement de l’angoisse qui peu à peu me prenait. J’étais censée gérer ça comment si un client manifestait son regret d’avoir pu avaler quelques mets préparés par notre cuisiner préféré ? Je n’étais pas prête psychologiquement parlant pour me prendre un raz-de-marée mais d’un côté, mon esprit se satisfaisait déjà que la personne face à moi ne soit pas une personne-âgée, aux cheveux grisés aboyant sans précédent. Auquel cas je serais partie me terrer.
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MessageSujet: Re: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians Sam 10 Juin - 18:29


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« Not at all ! On the contrary, the dessert the cook done was just marvelous. I'm a bit sad I already finished the plate. You know, I just want to thank him or her maybe. It's the first time I entered in this little inn and I'm not disappointed »

La réaction provoquée n'était pas du tout celle attendue.
La jeune serveuse, soudainement embarrassée,
Cherche ses mots, se perd en tournures biscornues :
Son accent maladroit trahit ses difficultés.

Je souris doucement, cet anglais approximatif est touchant.
Il n'est pas mauvais. Il est juste très marqué.
Sa prononciation exotique me rappelle mes amis d’antan,
Noués lors de mes voyages pendulaires à l'étranger.  

Face à son malaise, qui provoque le mien,
Je pose mes coudes sur le comptoir,
Et contre mes mains un visage aérien,
Offre un regard apaisant tout noir.

Des pupilles charbons, qui encouragent la sérénité.
Un minois étrange, mi-adulte mi-enfant,
Qui respire la douceur et l'euphorie d'exister,
Comme un rêve éveillé de Peter Pan.

Je secoue la tête, dissipant le malentendu.
Ne désirant que complimenter le créateur,
J'engage une conversation détendue
Avec la demoiselle au métier de serveur.

Je la contemple un peu plus,
Détaillant ses traits se décrispant quelque peu.
D'où peut-elle venir ? Une contrée contiguë ?
Au moins, pas de mon île du feu.

Je passe une paume à travers mes cheveux,
Et vint caresser l'extrémité de ma nuque.
Mon devoir est de faire un aveu :
Je me sens face à une armée d'heiduques.

Tournoyant toujours depuis ma chaise,
Je subtilise un bonbon du présentoir, prenant mes aises.
Et je continue de fixer la femme dans les yeux

J'aime être ainsi avec mes interlocuteurs,
Bien que cela déstabilise, un agissement si « inquisiteur ».
Mais je l'assure, ce n'est pas un jeu.
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MessageSujet: Re: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians Ven 30 Juin - 9:27
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Deux raisons différentes de fréquenter la plage et ses environs aux heures là. L'un vient se ressourcer, visitant toujours plus efficacement ce petit bout de village au sein duquel il semble faire escale. L'autre est là pour s'acquitter des tâches qu'elle s'est elle-même donnée. Forcément, comme il y a peu d'exotisme dans ce coin de pays, Elsa fut rapidement intriguée par la physionomie particulière d'Ismaël. Après quelques hésitations, la conversation s'engagea.

Like withe Smoke
Mes yeux s'écarquillèrent face au regard charbonneux qu'il posa sur ma personne. Deux pupilles sans fond que la sérénité semblait habiter. Heureusement pour moi, je n'ouvris pas grand la bouche, ce qui m'aurais sans nul doute attiré quelques railleries. Je m'en passais très bien, merci. Déglutissant de la manière la plus discrète possible, je ne pus me soustraire à son regard, obligée par une force invisible, et surtout inconnue, de le soutenir alors que j'aurais voulu faire volte face, le souffle court, et regagner ma cuisine au grand galop. Mais qu'aurait dit Grandma ? Et Paulo ? Je ne leur aurai rien dit, évidemment, ils se seraient autrement gentillement moqués de pareille faiblesse mais et le jeune homme ? Il pourrait se sentir blessé de pareille réaction et la mauvaise publicité, mon ancienne m'avait toujours conseillée de l'éviter. Pas pour jouer les hypocrites ou quelques pimbêches de ce genre mais pour rester droite, honnête. Mieux valait affronter nos petits problèmes que les contourner et les laisser pousser. En tout cas.. il y avait parfois de sacré beaux problèmes. Je rougis à nouveau à telle pensée et eut envie de me baffer. Vous le comprenez tout à fait, je ne le fis évidement pas. A votre grande surprise, je vous annonce non sans fierté que je peux être quelqu'un de civilisé. Et toc ! Après de longues minutes silencieuses, à demeurer dans la course aux regards, je finis par me reprendre. Il n'inspirait nulle méchanceté, ne paraissait pas vouloir me piéger ou me mettre mal à l'aise. Il.. il était juste comme ça, c'est tout . Sans réfléchir, par réflexe, j'initiai le même mouvement que lui, arquant le bras pour venir me passer une main derrière la nuque tandis que de son côté, il avait déjà bougé. Il ne tenait vraisemblablement pas en place. Et à la langue bien pendue, qui plus est :

« Not at all ! On the contrary, the dessert the cook done was just marvelous. I'm a bit sad I already finished the plate. You know, I just want to thank him or her maybe. »

Je mis quelques instants à mesurer la teneur de ses propos, fronçant de temps à autres les sourcils, à l'idée que le sens de quelques de ses mots puisse perfidement m'échapper. Aaaah ! Je finis par triompher, du moins, je le présumais, m'empressant de répondre un petit quelque chose, trop fière de réussir à communiquer, et ce avec un étranger.

« I can call him if you want. He's on the kitchen. »

Vous savez, par ici, certains n'aiment pas les étrangers. Certes, les touristes sont réguliers, mais les mentalités sont parfois bien dures à changer. Beaucoup sont convaincus que quelques uns payeraient chers pour nous voler. Je ne suis pas d'accord avec cette façon arriérée de penser. Comment vivrait-on si les étrangers n'arpentaient pas notre village reculé ? Il n'y aurait personne pour venir admirer les contrées qui nous entouraient. Et Dieu seul savait qu'elles étaient belles. Surtout au lever et au coucher du soleil. Les autres étaient une chance de s'instruire. Certes, de par notre hospitalité, nous leur apportions beaucoup, mais il ne fallait pas oublier qu'eux aussi. Apprendre de nouvelles langues, découvrir de nouvelles physionomie, de nouvelles cultures ! C'était formidable. Stimulant, énergisant. A chaque nouvelle « rencontre » que je faisais, pour peu que ce terme soit approprié, je me plaisais à rêver. Un jour, quand Grandma n'aurait plus besoin de moi, je partirai fouler le monde de mes pieds. Nus s'il le fallait, pendant des années si cela m'était nécessaire, mais j'irai le visiter, apprendre à l'aimer, au-delà de ces alentours que je connais déjà sur le bout des doigts. Timidement, je répondis à son sourire, ravie de la phrase qu'il me desservie en dernier.

«It's the first time I entered in this little inn and I'm not disappointed »

« I also hope you will come back. »

Si cette phrase pouvait sonner un tantinet trop commercial aux oreilles de certains nouveaux arrivés, il n'en était pas du tout la teneur du sujet. Ici, tout le monde était le bienvenu, à toute heure de la journée, et les habitués le savaient bien. Une petite communauté se créait au fil des années, enrichies par de nouvelles têtes qui l'agrandissaient, comblant les départs qui indéniablement se faisaient. Il y avait dans cette bicoque un renouvellement permanent qui attristait et réjouissait à la fois. Pour peu que Benny ne parte pas. Lui coulant un regard furtif, je ne m'appesantis pas, mon attention étant déjà toute revenue au petit nouveau qui tenait de communiquer. Non, tentait n'est ici pas approprié. Au moins on se comprenait, c'était déjà cela. Il comprit d'ailleurs très bien que je n'étais pas une harpie avarde de tout posséder au vu du bonbon qu'il vint chiper. Je levai les yeux au ciel en souriant, heureuse enfin que quelqu'un s'attache à les manger, du moins ose. Les touristes avaient tendance à trop bien se comporter, à croire qu'il fallait tout payer. Mais ce n'était pas Paris ici. Tout se partageait, il ne fallait pas l'oublier. Déposant délicatement mon torchon sur mon épaule, je m'appuyais sur le plan de travail, posant la question qui me brûlait les lèvres depuis un bon moment.

« Where are you from ? I never seen a boy like you.. »

Plissant les yeux, je me rendis bien vite compte de l'indiscrétion dont je faisais preuve aberrante.  Aussitôt, mes muscles se raidirent tandis que je me redressai, immédiatement. Mes joues devinrent cramoisies et je repris nerveusement le bout de tissu entre mes mains, trouvant ainsi une sommaire occupation.

« I'm.. I'm sorry. That was rude. I apologize. »

Levant les yeux vers lui, je fis un pas de côté, m'attaquant à une tache imaginaire sur le bord de l'évier qui bizarrement finit par accaparer toute mon attention. Tout plutôt que de croiser à nouveau ces yeux ébènes. Sur ma joue, je sentis un long moment  son regard qui me brûlait tandis qu'une vague de chaleur vint m'enserrer. Et voilà, je m'étais stressée toute seule. Si mon front avait pu ruisseler, extériorisant toute la tension qui s'élevait, j'aurais été trempée. Venant soutenir mes joues déjà brûlantes à souhait, je m'acharnai un peu plus sur ma tâche, me mordant la lèvre inférieure, vieux tic que je n'avais toujours pas réussi à dégager.
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MessageSujet: Re: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians Ven 30 Juin - 16:51


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« I come from Australian, I was born in Broome, a little coastal city, to the north of the island. It's a very beautiful town you know. Since I'm here, in this town, I learnt few things about the way of living here, and every day is like a single day, because I always discover new locations. I really like going for a walk. »
« And you ? Without wishing to sound mocking, I personnaly think english isn't your foreign tongue. Am I wrong ? »

A nouveau, un embarras désinvolte s'empare de la demoiselle.
Pourquoi tant s'inquiéter de moi, garder son calme serait de meilleur utilité.
Une petite voix emplie d'inconfiance, se voulant professionnelle,
Me répond poliment, après un instant traduisant une difficulté.

Je dois avouer que sa proposition n'est pas pour me déplaire.
J'aime rencontrer les artistes, quelque soit leur domaine.
Ces êtres aux esprits indomptés, aspirant à des vies en itinéraires,
Sont les seuls à me comprendre, moi qui veut courir la prétentaine.

Comment voit-il le monde, ce créateur-né, qui observe par ses sens aiguisés,
Découvre des choses que seul lui peut représenter, apercevoir;
Puis qui retransmet de ses mains déjà par le travail abimées,
Une œuvre d'art qui vous remue les tripes, sans la comprendre devoir...

J'aimerais être comme eux, me laisser pousser des ailes.
Pouvoir pleinement aspirer chaque chose qui m'entoure.
Voir à travers leurs yeux, contempler les merveilles naturelles.
Comme une sorte d'éternel séjour.

Une douce voix me rappelle soudainement au monde des vivants.
Mes profondes turpitudes m'avaient coupé de la serveuse,
Revenant vers moi, une question échappe ses lèvres. Ton hésitant.
Quand gênée, la jeune fille tente de disparaitre en devenant nettoyeuse.

Une petite lumière en moi vient de s'illuminer : ampoule allumée.
Elle semble s'interroger sur mon passé, désireuse d'ouvrir la conversation.
J'en suis ravi, j'adore parler origines, apprendre sur les autres, leur passé.  
Comme un livre qui n'attendrait que d'être dévoré sans aucune digestion.

Mon premier réflexe, plus instinctif que réfléchi,
Est de poser ma main sur le bras de la commerçante.
Intonation posée, débit de parole lent, pour être mieux compris,
J'instaure immédiatement un climat de bonne entente.

Comme toujours, ma langue se perd en parole,
Lorsque je débute, impossible de ne pas me montrer frivole.
Il arrive parfois que mon interlocuteur en ait assez de moi.

Cependant, au vu de l'employée et de sa curiosité,
Elle qui ne doit que peu souvent recevoir en ce bar des étrangers,
Je doute qu'elle ne se montrera rude, en sa gentillesse j'ai foi.  
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MessageSujet: Re: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians Dim 2 Juil - 18:31
ft. Ismaël & Elsa
Deux raisons différentes de fréquenter la plage et ses environs aux heures là. L'un vient se ressourcer, visitant toujours plus efficacement ce petit bout de village au sein duquel il semble faire escale. L'autre est là pour s'acquitter des tâches qu'elle s'est elle-même donnée. Forcément, comme il y a peu d'exotisme dans ce coin de pays, Elsa fut rapidement intriguée par la physionomie particulière d'Ismaël. Après quelques hésitations, la conversation s'engagea.

Like withe Smoke

Müßiggang ist des teufels ruhebank

Est-ce donc pour cela que je m'efforçai de frotter comme une dévergondée ? Je poussai un long soupir. Que d'instabilités en ce moment fréquenté. Pourquoi donc avait-il fallu que j'ouvre ma bouche ? Pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, je ne regrettai pas le moins du monde mon geste indiscret. Ô vilaine façon de vouloir se cacher, qui me bloquait désormais. A vrai dire, ce garçonnet m'inspirait toutes les vertus du monde.  Il ne donnait pas ce désagréable sentiment de vouloir casser du sucre sur votre dos sitôt que vous vous détournez pour vous en aller, ne paraissait pas vouloir vous bouffer, s'enrichir de votre personnalité, vous exploiter et ensuite s'éclipser, purement et simplement. Cela suffisait amplement à aiguiser mon intérêt. Le plus dur me restait toutefois à venir : dompter ces instincts de solitaire aguerrie. Qu'est-ce que cela changeait que j'engage pour une fois une conversation censée avec quelqu'un de mon âge ?

Brrr…Mais c'est quoi ça ? L'envie de sursauter fut grande, mais je ne bougeai pas, me contentant de me figer. La main de l'inconnu vint se poser sur mon bras, déclenchant une chaire de poule non contrôlée. Me mordant la lèvre, je fus tentée de reculer. Puis je me retins. Après tout, il ne pensait sûrement pas à mal. Faisant preuve d'une volonté sans faille pour ne rien montrer de l’abîme dans laquelle cela me projetait, je levai le regard vers lui, rétablissant ainsi notre contact visuel. Oui, le contact physique n'y suffisait pas. Il me fallait pouvoir le sonder. Après, pour raviver mon attention, la recentrer, il y avait aussi moyens moins tactiles.

« Don't be so worried about me. I'm not fragile as sugar, and I like talking with new and interessant people very much. You've asked me about my origins and I'll answer you with pleasure. So dont' panic, and sit comfortably. »

Je remarquai qu'il avait la voix plus posée, comme s'il s'appliquait à « bien » parler. Un sourire reconnaissant étira les commissures de mes lèvres. J'étais un tantinet soulagée, il était vrai. La lenteur me permettait de moins angoisser à l'idée de passer à côté de ce qu'il me racontait.

« I'm sorry. »

Alors que je supposai qu'il me proposait de m'asseoir à ses côtés, je jetai un bref regard hésitant à Benny ainsi qu'à l'ensemble de la pièce. Mon aide n'était pour le moment pas requise, j'avais autant en profiter. Acquiesçant lentement, je fis le tour du bar pour le rejoindre du côté client, alors qu'il se rasseyait. J'en fis de même, grimpant comme une enfant sur la haute chaise qui bordait le plan de table. Une fois qu'il se fut assuré que je sois bien à ses  côtés, il entama la suite de son récit. J'y retrouvai ma curiosité. Oui, je voulais en apprendre bien plus sur lui.

« I come from Australian, I was born in Broome, a little coastal city, to the north of the island. It's a very beautiful town you know. Since I'm here, in this town, I learnt few things about the way of living here, and every day is like a single day, because I always discover new locations. »

L'Australie ? Rien que cela ? Mais que venait-il faire dans une telle petite bourgade ? Il devait être habitué à tellement plus d'exotisme. Vivait-il au contact de Kangourous, avait-il déjà  été à Sydney ? Les indigènes, les avaient-ils rencontré ? Et surfait-il ? Non, ça au pire, on s'en fichait, quantité de benêts le faisaient déjà suffisamment bien. Je me pris à imaginer les paysages sauvages et arides qu'il avait déjà pu avoir foulé, et posant mon coude sur le bar, je posai le menton dans ma paume, pendue à ses paroles. Il en vint justement à parler de son quotidien ici. Tout paraissait l'émerveiller et je ne pus m'empêcher de pouffer doucement, intervenant naturellement.

« I hope you will not bore too quick here. That's a little town and people are ever possessing the same way to act. »

Il est vrai que je trouvais notre petit village bien accueillant, mais passée la frontière de la périphérie, le cœur grouillait d'individus dont l'originalité s'était envolée. Les plus hardis, ceux qui refusait cette naturelle normalisation, s'en était allés border les alentours, s'isolant de ce monde changeant. J’espérais vraiment qu'il ne conserverait pas ce souvenir là, en rentrant dans son pays. Mais d'ailleurs, que faisait-il là, loin de chez lui.

« I really like going for a walk. »

J'allais le lui demander, donnant une nouvelle fois une voix à ma curiosité exacerbée quand ce petit aveu me percuta. Il aimait marcher, découvrir ? Mais, avait-il déjà déniché toute la beauté des paysages qui nous entouraient ?

« Did you already walk all around the town ? »

Mon Anglais me restreignant, je le sentais. Mes phrases bancales menaçaient à chaque fois de précipiter notre discussion dans un quiproquo non désiré, chose qu'il m'était bien désagréable à avouer. Je n'avais pas envie que nos langues respectives nous empêchent de communiquer. Il allait falloir que j'améliore mon côté british. La nervosité retomba de quelque peu mais remonta en flèche au moment où mon vocabulaire d'écolière flancha.

Without wishing to sound mocking,


Ça veut dire quoi ça ? La surprise traversa mon regard, mais la fin de la phrase me rattrapa avant que je ne chute totalement du train en route. Noyée sous la masse d'information, je mis quelques instants à faire abstraction, me concentrant pour rebondir. Effectivement, mon accent étranger ressortait, chose qu'il n'avait pas eu de mal à dénoter. Hochant la tête, je lui donnai raison, m'empressant de m'expliquer.

« Not at all. I just learned few things at school but that's not  enough to talk correctly with people. I'm from Canada. I know that lot of Canadian are speaking English very well but that's not my case. I prefer to talk French or German. »

Esquissant une moue désolée, je décidai de lui faire un peu de place pour qu'il puisse confortablement s'installer. M'emparant de son assiette, je me levai sur le reposoir où l'on plaçait habituellement les pieds, et la déposai de l'autre côté, me promettant de la débarrasser sitôt que notre conversation s'en finirait. Mais pas maintenant, s'il vous plaît.  

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MessageSujet: Re: Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians
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Like white smoke | Eden H. Sylwette & Elsa Gavi O'Brians
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