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 Little thoughts

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MessageSujet: Little thoughts    Dim 22 Oct - 21:14

Little thoughtsAt times when it seems Morpheus doens't allow you to sleep, you don't have the choice to wait. Waiting and thinking are correlative notions. So, what will be your daily inner's thoughts this night ?( 23/10 → 23h26 )Les objectifs ? Ce sont des désirs, des souhaits que nous projetons vers l'avenir. Des désirs encore inaccomplis, mais que nous souhaiterions voir accomplis. Il est à remarquer que désir et objectif sont deux notions complémentaires et très proches l'une de l'autre, cependant un point de vocabulaire les différencie. En effet, un souhait est formulé, tandis qu'un objectif est fixé. Il reçoit donc une importance supplémentaire, par un processus d'officialisation interne complexe. Il est répété inconsciemment ou consciemment au fond de soi suffisamment de fois pour qu'il soit intégré et transformé petit à petit par la conscience du sujet en nécessité. Oui, l'objectif fixé devient obsession passive, incontrôlée, faisant naitre un désir insoumis d'accomplissement. Dès lors, le sujet conscient met en œuvre de nombreux moyen pour parvenir à atteindre cette satisfaction suprême qu'il imagine ressentir à l'accomplissement de son objectif. Pour ne point citer Descartes, le souverain bien reste le bonheur. Le patient est motivé par une force indépendante de lui même le poussant à faire des efforts pour parvenir à ses fins. Dès lors, c'est la recherche du bonheur qui devient force motrice de cette action.

La question qui se pose est désormais la suivante : comment expliquer alors que pour certains, cet objectif ne soit pas suffisant ? Plusieurs réponses peuvent être envisagé, mais le phénomène d’auto-persuasion prends tout son sens : un sujet non motivé est un sujet non persuadé. Comme synonyme du procédé, nous pourrions parler d'hypnose volontaire, car par la seule force de sa pensée, le sujet arrive à faire naitre en lui un besoin obsessionnel d'accomplissement, qu'il n'aurait pas eu à l'état d'homme naturel. Ce désir qui provient de l'extérieur, peut donc ne pas être suffisamment intégré menant à des projets non-aboutissants, des abandons ou pire, des désespoirs. Si bien que cette fixation d'objectif possède deux versants opposés. D'un côté, elle offre une motivation suffisante pour réveiller les esprits engourdis de personnes lambda, et les pousser à se dépasser, mais de l'autre, si elle n'aboutit pas, elle devient source intense de frustration et de regrets. Quelle serait donc la meilleure solution ? Cesser de se projeter dans ses réalisations et frôler l'apathie , ou bien continuer à voir de l'avant au risque de se décevoir et de se briser en milles éclats ? 
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MessageSujet: Re: Little thoughts    Mar 24 Oct - 22:10

Little thoughtsAt times when it seems Morpheus doens't allow you to sleep, you don't have the choice to wait. Waiting and thinking are correlative notions. So, what will be your daily inner's thoughts this night ?( 24/10 → 21h56 )Ce serait bien de posséder une mémoire moins sélective que la membrane plasmique d'une cellule. Parfois, malgré un acharnement complet, certaines informations semblent se destiner à ne jamais louer résidence au sein des axones de nos neurones. Sommes-nous déficients ? Sommes-nous incompétents ? Parfois, nous n'avons pas d'autre choix que de retenir des éléments, froids et neutre, dictés par quelconque voie. Inconsciemment, nous n'avons aucune envie de le retenir, cela doit jouer un grand rôle dans le phénomène de mémorisation. Après la perception par nos sens de ce petit détail, notre encéphale la rejette, aussi vite qu'elle st venue. Elle n'en veut pas, parce qu'il n'y trouve aucune utilité directe. Pour retenir, il faut donc fonctionner par association. Mais à quoi associer une ligne de texte froide, une formule inanimée. Un souvenir, une émotion ? Hormis la frustration, je ne pourrais imaginer quoi d'autre. Alors pourquoi ne pas essayer de raconter une histoire ?

Devenir conteur d'un soir prends du temps, et le cours du sablier reste précieux en cette période de ma vie. Cependant, je reste persuadé que le moyen pourrait être bon. Après tout, l'imagination et le désir d'écrire sont chez moi inné, alors les allier à mes cours seraient éventuellement un moyen subtile d'enrober les données. Une sorte de couplage avec des protéines adaptatrices, et des protéines de transport, pour aider mes capacités mnémoniques à s'éveiller et à agir avec spontanéité.

Souvent, les gens disent que nous possédons trois sortes de mémoires : auditive, visuelle et kinesthésique. Je me range dans la troisième catégorie la moins connue. J'ai besoin d'entendre, de visualiser, de concrètement faire et manipuler pour intégrer un phénomène, un système. Hors, dans des études qui demandent de passivement engloutir quantité d'informations disparates et souvent désagréables, je ne peux me résoudre à vouloir user de la force et de la persévérance pour contrecarrer mon propre fonctionnement. Transformons en avantage ce qui s'apparente à un obstacle, et qui sait que bientôt cette méthode ne porterait pas ses fruits ? Oui, je suis persuadé de l'ingéniosité de mon idée, loin de moi l'idée de me baigner dans un bain de fleurs. Je m'en suis convaincu en écrivant ces lignes, courtes je l'entends bien. Alors dès demain je m'engage sur cette voie. Armé de mes cours, j'écrirais pour chaque partie des nouvelles, que je ne chercherai pas trop à travailler, afin de ne pas perdre trop de temps, d'où la nécessité de ponctionner sur mon temps de repos, dans ces moments où bien que le corps soit épuisé, l'esprit soit agité. Bonne résolution ou projet insensé ? Seul l'avenir pourra nous répondre...
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MessageSujet: Re: Little thoughts    Mer 8 Nov - 22:11

Little thoughtsAt times when it seems Morpheus doens't allow you to sleep, you don't have the choice to wait. Waiting and thinking are correlative notions. So, what will be your daily inner's thoughts this night ?( 8/11 → 22h11 )Ô hiver tu approches, période de l'année où le froid envahit les rues, et où les douces ombres de la nuit emboitent le pas des hommes. Alors que le vent se lève et souffle de plus en plus fort, les personnes s'épaississent cherchant désespérément à combattre la brûlante morsure des Dieux. L'hiver marque un début. Nouvelles situations, nouvelles connaissances, nouveaux environnements, nouvelle vie en quelque sorte n'est ce pas ? L'habitude laisse place à la découverte et la surprise. Le quotidien se transforme en parc d'attraction à qui en saura dénicher les plaisirs discrets

Cependant, dès lors qu'un début est marqué, une page se tourne, un cycle se meurt pour permettre la vie d'un autre. Le temps passe, le sable se hâte de fuir sa prison de verre. Ce qui me semblais acquis est à refaire, les fondations sont à rebâtir. Parfois, du rafistolage suffit, d'autre fois, quelques mois de travaux sont nécessaires. Car recommencer, c'est repartir de presque zéro. Du néant. Tout est à refaire, toutes les cartes reviennent entre mes mains. Ce pourrait-être un avantage, pour ceux qui fuient cœurs et âmes le passé, et un inconvénient pour ceux qui y restaient attachés. En d'autres termes, les habitudes se diluent au travers de responsabilités plus ou moins choisies, les pressions extérieures réapparaissent. Tant que l'équilibre est maintenu, la vie continue son cours, et quel que soit l'attachement éprouvé à l'avant, chacun y trouve son compte.

« God damn right, you should be scared of me »

Mais imagines un instant une exception. Qu'adviendrait-il de celui qui ne chérit ni l'avenir, ni le passé ?
L'esprit de ce genre de personne n'est pas simple à percevoir, autant pour les autres que pour eux-mêmes. Figer le temps est physiquement impossible, c'est une terrible évidence difficile à accepter. Et ce ne sont pas quelques notes de piano qui suffiront à apaiser la peine causée par cette réalité. Être intempophile n'est aucunement un choix. C'est un état de fait, une sorte de chaine bridant continuellement la vie des affectés. Je ne peux rien y faire, je n'y suis pour rien. Et tu ne pourrais imaginer la colère que je peux ressentir. Mais contre qui l'éprouver ? Personne n'est coupable, je suis seul responsable. Victime, responsable, spectateur, je suis un peu tout à la fois. Du moins sauf ce que je désirerais. Pour moi, qui aime entretenir et agrandir les monuments, devoir tout reconstruire me laisse sans force. Cela m'épuise, me ronge, me détruit à petit feu. Je le sens, et ce ne sont ni les larmes ni la fatigue qui ne me contrediront. Tu pourrais me dire que ma volonté est faible, mais je ne suis pas de cet avis. Je dirais juste que mes choix ne sont point assez tranchés. Au final, c'est comme si une partie de moi appréciait ce nouveau départ, mais qu'au fond de moi, mon petit intérieur me criait de revenir en arrière, et de rester figé dans une intemporalité idyllique.

Aller contre la volonté de Thot, le seigneur du temps, personne n'en est capable, alors pourquoi me persuade-je qu'il est possible de mener un combat contre la vie ? Peut-être parce que je ne veux pas de la mort, et parce que les règles qui régissent la vie ne me conviennent pas. Je voudrais tout changer, tout refaire, repeindre le monde de mon pinceau, toucher du bout de mes doigts les horloges invisibles pour les remettre à l'heure. C'est beau de rêver n'est ce pas ? Sauf quand les limites fines qui séparent rêves de cauchemars sont franchies. Les visions s'assombrissent, et très vite, je me retrouve enfermé. Enfermé dans quoi ? Dans la réalité. J'ai beau vouloir me déchainer contre les vitres de cette dimension, vouloir retrouver l'agréable caresse de mes rêves, je suis piégé. Piégé dans une prison translucide, incapable d'arracher des mains du maitre du jeu les dès du destin. Condamné à observer ma vie défiler, sans pouvoir prendre appui, la saisir à pleine dent, la croquer comme un fruit de saison. Non, je ne vie pas, j'essaie tant bien que mal de survivre dans une jungle qui semble m'être hostile. Alors pour tenir bon, je m'invente un mensonge, et parce que mon esprit ne veut pas poser genou à terre, il finit par s'y ancrer fermement et durablement.

« Hell to the liars »

I think, I thought, I have thought. Longtemps je pensais que cette écorce tiendrait la route. J'ai refusé, je me suis insurgé face aux voix semblait mieux me connaitre que moi. Désormais, alors que je suis seul, confronté à mes propres démons, je n'ai d'autres choix que de le reconnaitre. Elles avaient raison. Je suis faible, et je ne tiendrais pas. Tout est une question de temps, avant que ma main ne lâche la corde me reliant à la réalité. Et je ne sais pas quand cela arrivera. Elle me fait si peur cette réalité, tout comme ce ravin qui m'attire par sa profondeur. Pris entre deux frontières, le choix n'est pas simple. C'est pourquoi je n'aime pas l'hiver, car le vent vient effriter sur son passage les dorures du conte de fée. Petit à petit, les rayons noirs de la réalité envahissent mes rêves, corrompant ma réalité. De la caverne je ne souhaite pas sortir, et l'hiver de ses mains de givre me tire hors de mon foyer. Rasade après rasade, je lâche du mou sur la corde, penchant ma tête en arrière vers les ombres. La nuit, je les observe en cachette ; j'entends à travers mes écouteurs leurs murmures. Ils m'appellent, ils veulent que je les rejoigne. J'ai déjà flirté avec eux, je les connais bien, je sais qu'elles ne me feraient aucun mal. Ce ne serait pas douloureux, comme une minuscule piqure de rouet.

Du moins, si je n'omets pas un détail : le sommeil m'effraie. Que serait-ce que d'éternellement vivre ses cauchemars alors que je ne cherchais que mes rêves ? Inutile de chercher une réponse à cette interrogation, je pense qu'il n'en existe aucune. Il ne reste plus que le silence, et l'espoir, qui malgré la noirceur et la violence de l'hiver, jamais ne me quitte. L'espoir que les étoiles m'adressent un signe, qu'un jour ou l'autre, les choses redeviennent comme avant.

Je me fais des faux-espoirs
Il me feront broyer du noir,
Mais je n'ai pas d'autre choix :

C'est le seul art que je puisse décrire,
Le seul mode d'emploi que je sache lire.
Ma vie, mes illusions, moi.
 
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MessageSujet: Re: Little thoughts    Dim 12 Nov - 1:39

Little thoughtsAt times when it seems Morpheus doens't allow you to sleep, you don't have the choice to wait. Waiting and thinking are correlative notions. So, what will be your daily inner's thoughts this night ? (12/10 → 01h39 )Parfois, le besoin de venir coucher dans un journal nos ressentis se fait plus que ressentir. Après tout rien n'est bien plus facile de s'exprimer par l'écrit, lorsque aucun mot ne semble parfaitement décrire les teintes si subtiles de la gamme de nos sentiments. C'est drôle je trouve, que de préférer se servir d'un clavier que d'une voix pour se confier. Mais souvent, c'est la seule alternative pour les gens qui comme moi, ne savent pas expliquer clairement les tours de leur cœur, et qui souvent, sont incompris. Triste réalité d'ailleurs, que celle d'être condamné à être incompris. Après tout, je n'aimerais pas que quelqu'un puisse me comprendre. Cela semble contradictoire, mais là se réfugie la vérité. Être compris s'apparente souvent au classement d'un individu dans une case, dans une normalité exiguë. Or moi, je ne supporte pas les cases. Je n'aime pas l'idée de pouvoir être enfermé dans une vulgaire catégorie par pur soucis statistique, et donner aux autres l'illusion de pouvoir être déchiffré, alors que moi même je n'en suis pas capable.

Les nuit comme celles-ci, à passer le temps à réfléchir, me poser des questions, me permettent de faire le point. Organiser ses idées de temps à autres ne fait aucun de mal, bien qu'il fasse verser quelques larmes. Certains besoins, et il s'agit du sujet que j'aimerais aborder, ne peuvent être expliqués. Comme certains êtres se sentent mus d'un besoin obsessionnel que celui d'avoir des désirs charnels, d'autres de manger jusqu'à ne plus en pouvoir, je pense que ce genre de désir n'a ni limites, ni frontières.

J'ai besoin d'aimer.

Je ne parle ni de sexualité, ni de romance. Je parle d'affection. Ce besoin, je l'ai depuis toujours. C'est un besoin maladif, que de celui de chercher à lier des connaissances, à fonder des relations durables. Et ce besoin aux abords inoffensifs est pourtant le pire des bourreaux. Car souvent, l'ancrage affectif ressenti n'est pas réciproque. Je ne peux jamais me contenter d'une simple amitié, ni même d'un simple amour. J'ai besoin de plus : je chercher la complicité, le dialogue, la connaissance, je ne peux me résoudre à la simple bienséance formelle et digne, respectueuse. Je cherche la proximité, verbale, mais aussi physique, ce qui peut parfois causer de nombreux soucis. Vous ne pouvez imaginer à quel point cela peut être éprouvant, que de désirer ardemment ne recevoir ne serait-ce que le tiers de ce que l'on donne. En amour, l'échange est concret, précis, mesurable, alors qu'en amitié, il est plus flou, moins dessiné, et plus ambiguë. Après tout, une incompréhension peut vite tourner au drame. Un geste pris comme déplacé, un regard mal interprété, ou bien l'envie de se montrer indiscret peut s’apparaitre meurtrier. Encore plus lorsque la personne concernée est du même sexe que vous. Les relations ne sont pas soumises aux mêmes codes officieux, transmis de façon héréditaire. Certains peuvent se permettre de franchir des limites infiniment plus larges que d'autres. De base, c'est la peur d'être mal interprété, ou bien le regard des autres qui refrène, dans une société qui nous incite à constamment porter des jugements, ou exprimer ses avis, sur des sujets qui bien trop souvent, ne nous concernent pas. Qui est à blâmer ? Il est humain que de chercher à donner une définition claire aux comportements de nos congénères, pour se rassurer, pour se distancer d'eux, et transversalement, pour former son identité. Avant toute chose, la création brique par brique de son identité se base sur le refus de ce que nous ne voudrions pas être. Et dès lors, on peut arriver à manquer de repères, à se sentir isolés, car ne fonctionnant pas comme la majorité. Ce qui fait de nous une force nous rend plus faible, plus fragile face à l'érosion extérieur. Parfois, les protections personnelles fondées par nos esprits ne suffisent plus, et l’impuissance se fait ressentir. Que ne donnerai-he pas pour correspondre à la masse et ne plus me poser de questions ? Ah, peut-être est-ce justement ce refus de conformité qui me caractérise si bien. Vouloir appartenir à une communauté, sans pourtant ressembler à aucun autre membre, n'est ce pas là un désir controversé ?

La question que je me pose ne trouve pas de réponse depuis si longtemps, que j'estime la faire partie de mon intimité. Il me faudra certainement du temps et beaucoup de monologues internes pour parvenir à esquisser un schéma lucide de moi même.  
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Dernière édition par Ismaël H. Sylwette le Sam 18 Nov - 22:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Little thoughts    Sam 18 Nov - 21:55

Little thoughtsAt times when it seems Morpheus doens't allow you to sleep, you don't have the choice to wait. Waiting and thinking are correlative notions. So, what will be your daily inner's thoughts this night ? (18/111 → 21h55 )ABÎME : Gouffre naturel, cavité, précipice d'une profondeur insondable, ou lieu, espace qui n'a pas de limites assignables - Larousse

Quelle notion énigmatique que celle de l'abîme. Ne faire que survoler et effleurer du bout des doigts le concept nous rend hermétique et nous laisse de marbre. Mais il suffit d'y plonger sa main, d'observer à travers le reflet de l'onde son visage assombri par la profondeur. Ressentir le vertige face à l'univers sans limite qui semble se dérober sous nos pieds nus. Tels des enfants face à l'ivresse des grandeurs, nous ne nous sentons qu'infiniment petit au milieu d'un univers sans limites.

Ô que l'espace qui nous entoure nous est connu, ô que le contrôle du monde semble nous appartenir. Ô oui, nous les hommes, qui nous croyons maitres incontestés de la nature. Face à l'immensité de l'obscurité, nous ne pouvons que fléchir le genoux, mettre notre orgueil derrière nous, et admettre. Nous savons tout des autres, mais rien de nous.

La plus fascinante des créatures est aussi la plus dangereuse et la plus imprévisible. C'est pourquoi je voue une obsession aux Hommes. A l'espèce humaine je dirais même. Cependant, ce n'est point les détails de son anatomie, les caractères de son métabolisme qui me passionnent. Non, c'est son esprit.

Le psyché est un abîme.

Un gouffre sans fin, inexplorable, indéfinissable, incontrôlable, incompréhensible. Terrés aux plus profonds de son esprits survivent des fantômes aux couleurs sombres. Chaque recoin est truffé de découvertes fantastique. Explorer l'esprit revient à partir pour un voyage dont on ne revient jamais vraiment. Après tout, personne ne connait les réponses aux questions qui tapissent les cavernes sinueuses de la pensée.  Quels sont nos gouts ? Pourquoi faisons-nous des choix ? Qu'est ce qui fait de nous des hommes ? Pourquoi agissons-nous ainsi ? Comment ressentons-nous le monde ? Savons-nous qui nous sommes réellement ?

Prenez deux jumeaux que tout rassemble. Il vous serez impossible de les différencier. Échangez quelques mots, apprenez à les connaitre, et il vous sera encore plus difficile de percevoir entre eux la moindre preuve de singularité. Maintenant imaginez les enfermer dans une pièce sombre, coupée du monde, sans aucun contact depuis l'extérieur. Une salle vide, noire, sans fenêtre, sans cadre. Juste un miroir, et le silence. Que se passerait-il ? Le jumeau isolé passerait d'abord une bonne partie du temps à tourner en rond dans sa salle, à se torturer l'esprit d'interrogations, à chercher une explication rationnelle à sa situation. Puis plus tard, il finirait par accepter a captivité. Alors il n'aura d'autre choix que de se confronter à solitude, à lui-même. Lui, physique, matériel, de chair et d'os, et lui, volatil, immatériel, de souvenirs et de noirceurs. Ce serait l'Enfer.

Jamais les hommes n'acceptent de se confronter à leur profondeur, aux dangers qu'ils abritent, aux flammes indomptables qui brulent au fond d'eux. Ils passent leurs vie à se morfondre, à rester inerte à leur esprit qui chercher à les joindre. Mais imaginons un instant la simple idée de jeter un œil à l'intérieur de soi. Juste un petit regard, rien de bien méchant. Observer à travers les fils de draps les ombres mouvantes se balançant autour du lit des enfants. Les Hommes, avec l'âge, perdent leur curiosité fantaisiste, leur désir d'arpenter le monde à la recherche de trésors et de secrets. Pourtant, lorsque vous prenez goût à plonger dans votre inconscience, à la laisser doucement prendre le dessus sur votre corps, vous constater avec fascination le potentiel infini qui semble se dégager d'un si petit et insignifiant espace. Laissez-vous envouter par la caresse des ténèbres, et acceptez de plus encore plonger dans votre abîme.

Là, gisent nos rêves d’enfant, nos craintes, nos désespoirs, nos désillusions. Au fond de nous trépassent notre vraie nous, un enfant craintif, enfermé dans une cage dorée pour le protéger du Mal. S'aventurer en ces abysses nous permettent de rencontrer notre Soi apeuré, et de parler avec lui de ses cauchemars. C'est à ce moment, que tu comprends que tu n'es rien. Que tu es faible, et que tu passes toute ta vie à te leurrer. A te persuader que tu es le plus fort, le plus grand, le meilleur. Alors que tu n'es rien d'autre qu'un idiot cherchant de toute ses forces à étouffer un peu plus cet enfant innocent.

So close,
But when the truth of you comes clear,
so close,
I wish my life I'd never come near

Et si un jour, lors d'un voyage, tu choisissais de fouler le fond de la fosse, de toucher le plus point le plus profond de ton esprit. Tu ne découvrirais rien d'autre que cet enfant, derrière des barreaux invisibles. Le noir t'aveuglerait, mais pourtant tu connaitrais le chemin, comme si toute ta vie tu l'avais parcouru. Il te suffira de poser un pied devant l'autre, et seul tu te guideras jusqu'à lui. Tu le verras, insensible. Lorsqu'il te verra, il ne lèvera pas la tête, il restera silencieux, ne daignera point t'adresser un regard. Il ne pourra t'écouter, il n'aura plus ses sens. Il ne pourra qu'imaginer tes traits, essayer de te percevoir à travers le voile qui masquera sa réalité. Et là, tu pourras décider de repartir et d'oublier à jamais sa présence en ces lieux. Ou alors, tu pourras ouvrir sa cellule, et le prendre dans tes bras.

A peine tes mains auront touché sa peau sale et pâle, que tu sentiras des larmes couler de ses joues et des tiennes. Tu berceras l'enfant, le consoleras, et malgré son absence de sens il pourra te comprendre. Car en l'aidant lui, en le consolant lui, tu t'aideras toi. Tu verras la vérité, ce que tu es vraiment, tu t'accepteras comme tu es, avec tes fragilités, tes souffrances, tes douleurs, et tu lèveras, lui tenant fermement la main, et tu le guideras jusqu'à la surface, l'aidant à reprendre son souffle au fil de la remontée. Le temps passera vite, ton cœur battra la chamade, tes pas s'accélèreront, et sans t'en vouloir, tu porteras l'enfant sur tes épaules. Lorsque, enfin tu sortiras la tête de l'eau, tu pourras voir une lumière douce illuminant le corps de ton enfant. Sa peau sera blanche, ses yeux écarlates, mais un sourire ornera son visage silencieux. Il te remerciera, d'un geste de sa main contre ta joue, et disparaitra.

En rendant sa liberté à cet enfant, tu comprendras. Tu comprendras qui tu es, tu obtiendras des réponses à tes questions. Et tu pourras venir me revoir. Souviens-toi de ces paroles, tu en auras besoin, car le voyage que tu t'apprêtes à vivre sera semé d'embûches et de frayeurs. Courage petit enfant, avance et ne pleures pas, la vérité sera si belle que l'espoir ou bout de ta route tu retrouveras.

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