How could it be ? - Ana × Ismaël
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: Les carnets du Petit Homme :: Aventures
avatar
Lost Child
Lost Child
Voir le profil de l'utilisateur
Race : Humain
Degré :
5 / 105 / 10


Messages : 92
Habitation : Quartiers
Date d'inscription : 19/03/2017
Age : 19
Localisation : Damned Town
MessageSujet: How could it be ? - Ana × Ismaël Lun 18 Juin - 13:31
How could it be ?As any doctor can tell you, the most crucial step toward healing is having the right diagnosis. If the disease is precisely identified, a good resolution is far more likely. Conversely, a bad diagnosis usually means a bad outcome, no matter how skilled the practician. ( Atmosphere → California - Grimes )9h00. Accoudé contre la rambarde de la terrasse, Ismaël déguste son lait chaud encore bouillant. Enroulé dans son plaid sable, il contemple les remous langoureux de l'écume, faisant s'échouer les vagues en caresse contre la plage. Le soleil est levé, et envahit de ses rayons le petit appartement du jeune homme. Il l'aime son nouveau logement. Il n'est pas très grand, mais suffisant pour lui. Douillet, et tranquille une fois la nuit tombée, il n'en faut pas plus au petit homme pour construire son monde. Il commence lentement à prendre ses marques, se trompant parfois de portes ou bien cherchant des heures durant son téléphone en vain. Il doit encore se faire à l'idée de sa présence à Damned Town, ville dont il ne connait rien d'autre que le nom et que sa plage.

Hier soir. Il s'est d'ailleurs promené sur les côtes, accompagné de la propriétaire du Cheval Blanc. Elle l'attendait, visiblement prévenue de son arrivée imminente. Une vieille dame, aux cheveux gris, ou blanc selon la luminosité, un peu recroquevillée sur son dos. Montrant une énergie étonnante pour son âge, sa chaleureuse bienveillance mit immédiatement Ismaël à l'aise. Elle parlait lentement, avec un accent européen inhabituel aux oreilles de l'australien. Elle lui demanda dans les premières secondes de l'appeler sa grand-mère, elle qui ne supportait pas les formalités. Tout naturellement, elle le considéra comme un petit fils, et lui apprit deux ou trois choses sur les environs. Elle lui fit visiter son nouvel appartement, le mettant en garde trois fois contre la fenêtre de la salle de bain qui n'est pas facile à fermer. Attention aussi aux escaliers, qui devraient être sous peu réparés. Au moindre problème, le jeune homme peut descendre au rez-de-chaussée et passer par les cuisines pour requérir l'aide de la grand-mère.

Elle le laissa s'installer, promettant de repasser dans deux jours, pour prendre de ses nouvelles. Ce n'est pas tout. En fouillant dans les armoires et le réfrigérateur, Ismaël fut étonné de découvrir de nombreuses victuailles préparées en son honneur, dont un ou deux tupperwares rangés au frais. Et ce matin, vers huit heures, la propriétaire déposa sur le paillasson un panier en osier contenant des vêtements aimablement offerts par l'un de ses employés : des sous-vêtements, un pantalon un peu déchiré sur les jambes, et deux T-shirts, un noir et un blanc. Ils respiraient la lessive fraîche à plein nez, odeur particulièrement agréable pour le petit homme. Décidément, il l'adorait déjà et se jura de la remercier comme il se doit en temps voulu.

9h15. Pour le moment, il est à peine la mi-matinée. L’australien s'étire, et retourne à l'intérieur. Déposant sa tasse dans l'évier, il se dirige vers sa chambre. Il se déshabille, et entame une séance d'essayage. Sauf qu'un léger soucis vient perturber ce moment mode. Soit c'est trop grand, soit c'est trop petit. Les caleçons sont confortables, rien à redire sur ce point, mais son nouveau pantalon est coupé de travers. Serrés aux jambes, lâche à la taille. Une bonne paire de bretelles permettrait de régler le désagrément. Son choix se porte sur le haut noir, bien trop grand pour lui. Son ancien propriétaire doit être assez costaud. Heureusement que le petit homme possède de larges épaules, empêchant le tissu de lui donner un air de fantôme drapé. Le col retombe très bas, révélant les clavicules marquées de l'australien à l'air libre. Ce n'est pas très glamour, mais ça conviendra pour aujourd'hui.

Satisfait, Ismaël file à la douche, pour complètement se réveiller, prenant le soin de laver à deux reprises ses cheveux aurore. En ressortant, il enfile les habits choisis, et se rend compte d'un détail : pas de sèche-cheveux. Il soupire, amusé de sa bêtise, et tente tant bien que mal d'arranger sa chevelure avec ses mains. Il revient au salon, prêt à s'allonger sur le sofa pour réfléchir à sa journée, quand une ombre funeste apparaît dans son champ de vision. Là, derrière la vitre de la porte d'entrée, elle se manifeste. Ismaël ne bouge pas d'un pouce, fixant l'étrange forme bouger. Quelqu'un toque à la porte. Un visiteur ? Pas le temps d'aller voir, la silhouette file vers la sortie. Le petit homme attend un peu, puis d'un pas discret se rapproche de la poignée. Il l'ouvre et risque sa tête au dehors. Personne. Le visiteur impromptu a disparu. Au sol, jonche une enveloppe rosée. Ismaël s'en saisit, elle sent un parfum très entêtant. Il retourne pour la deuxième fois sur le sofa et déplie la lettre.

« Cher Ismaël,
J'ai ouï dire de ton arrivée au sein de notre magnifique et merveilleuse cité. Je ne peux point te rencontrer pour le moment, c'est pourquoi je t'envoie cette lettre afin de t'avertir d'un rendez-vous en ta faveur, organisé ce jour-même aux alentours de onze heures. Une jeune femme, le docteur Malleby, t'attendra dans son cabinet privé à l'adresse indiquée. Je t'invite à te rendre là-bas, c'est pour ton bien. Il va de soi que ce petit échange avec ma personne ne doit pas quitter les murs de ton appartement. Je te souhaite la bienvenue à Damned Town, et espère que tu trouveras en cette ville ce que tu recherches.  

Ton aimable serviteur,
L'Aboyeur »


Moment de réflexion s'impose. Qui est cet Aboyeur ? Comment connait-il son adresse ? Quelle est cette histoire de docteur et de cabinet ? Et cette dame Malleby, qui sait ce qu'elle est. Une personne normale aurait certainement pris cet écrit pour un piège. Cependant, la douce naïveté d'Ismaël le fais douter. Et un sentiment particulier le fais croire en les dires de cet homme mystérieux. Rien n'empêche d'aller vérifier. Qui voudrait du mal à une personne toute juste débarquée ? Il va falloir sur la question méditer.

10h. Son choix est murement réfléchi. Aidé par les petits gâteaux laissés par la vieille dame, le cerveau du petit homme a tranché au bénéfice du doute. Il va se rendre au rendez-vous. Les bonnes impressions laissées par les habitants rencontrés lui pousse à croire en la ville et ses secrets. Et puis, il doit rester lucide. Repensant à la secrétaire de la mairie, il ne peut cesser de se répéter que la raison de sa venue ici, son péché, comme appelé, doit être cette maladie qui l'accable. Alors avoir un médecin, bien qu'il ne soit pas très en paix avec eux, est peut-être nécessaire. Assez parlé. Ismaël est prêt, et quitte son domicile, prenant le soin de fermer derrière lui la porte d'entrée. Une nouvelle aventure débute.


10h30. Ismaël flâne dans les ruelles du centre-ville. Le chemin n'est pas très bien indiqué, pas facile de s'y retrouver. Il se perd entre les commerces, confondant les façades des immeubles. Son nez s'arrête devant chaque devanture, admirant les tenues présentées ou les produits mis en avant. S'il avait de quoi acheter, il se ferait une joie de dévaliser les boutiques. Depuis toujours, le shopping est un de ses passe-temps favoris. Il se souvient au moment des soldes, lorsqu'il trainait Eliakim dans les boutiques de la capitale économique du pays, afin de dénicher des bonnes affaires à bas prix. Il imagine, sur sa droite, le visage agacé de son ami, critiquant de ses yeux céruléens les manies excentriques du petit homme, et son sourire moqueur lui donner de faux conseils. Il reviendra dans ce quartier plus tard. D'abord, repérer les bonnes adresses, puis se représenter, paré et armé pour profiter du moment.

Il remonte lentement une grande artère commerçante, pour déboucher sur la place publique. Il s'en souvient très bien. Il était là hier, allongé sur les marches de la mairie. Il presse le pas pour retourner devant l'imposante bâtisse. Aucune trace de son passage de la veille. En se retournant, il contemple à nouveau la grandeur de la zone, plus peuplée à ce moment de la journée. Il interroge un passant sur la direction à emprunter, puis suit scrupuleusement les indications. Il fait de son mieux pour retenir les paysages croisés, mais sait très bien qu'ils seront oubliés dans un quart d'heure.

11h10. Ismaël n'a aucune idée de la temporalité actuelle, hormis un pressentiment étrange qui le persuade d'être en retard et de ne pas tarder. Au moins, ne pas arriver à l'heure permettra d'avoir un premier vis à vis avec les lieux, et de déceler un éventuel guet-apens. Très peu de temps plus tard, il est devant la porte du cabinet. La belle demeure est perdue au milieu de manoirs ravissants et de constructions dignes des palaces côtiers de Brisbane. Au loin, il est persuadé de voir le toit d'un gigantesque et imposante bâtisse, dont il se devra de voir de ses propres yeux.

Retour sur la porte. Un petit écriteau lui donne confirmation d'être au bon endroit. Reste à signaler sa présence ? Il ne sait comment agir. Doit-il frapper avant et entrer dans la salle d'attente ? Ou alors juste trouver une sonnette. Oui, c'est une bonne idée. Il fouine sur les pourtours de l'encadrement, ne trouve rien de tel. Rien de mieux, agir à l'instinct. Il donne deux coups dans la porte et croise dans son dos ses bras. Quelqu'un ne devrait pas tarder à ouvrir. Il replace ses cheveux roses pas complètement secs, pour recouvrir les bords de son visage, et laisser visible ses yeux chocolats. Il doit donner une drôle d'impression, avec son habillage approximatif et sa coupe délavée. Il vaudrait mieux ne pas choquer le docteur Malleby.

HRP:
 
© 2981 12289 0

----------------------------------------

Crédit pour l'image de base de l'avatar : © SnowyOwl119
 


이 모든 게 다 꿈인 것 같아

« Si le papillon s'est brûlé à la lumière, la lumière a connu les ailes du papillon et les a aimées. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lost Child
Lost Child
Voir le profil de l'utilisateur
Race : Humain
Degré :
5 / 105 / 10


Messages : 92
Habitation : Quartiers
Date d'inscription : 19/03/2017
Age : 19
Localisation : Damned Town
MessageSujet: Re: How could it be ? - Ana × Ismaël Lun 25 Juin - 12:10
How could it be ?As any doctor can tell you, the most crucial step toward healing is having the right diagnosis. If the disease is precisely identified, a good resolution is far more likely. Conversely, a bad diagnosis usually means a bad outcome, no matter how skilled the practician. ( Atmosphere → California - Grimes )11h15. Ismaël se tient droit, comme un mannequin de plâtre, juste au derrière de la porte du cabinet. Il patiente, impatiemment, avec une anxiété déformant les commissures de ses lèvres. Il n'ose se mouvoir d'un pouce, et préfère rester sagement immobile sur le perron. Il n'est pas tranquille. Revoir le visage asentimal d'un professionnel de santé se porter sur son corps chétif, sentir des mains froides parcourir ses tempes et son front. Il ressent à y bien penser des frissons. Peut-être est-il encore un peu tôt ? Il aurait du refuser le rendez-vous, il ne sera pas à l'aise. Il n'est absolument pas prêt.

Trop tard. La porte s'entrouvre doucement. Les prunelles chocolatées du petit homme se pose sur l’entrebâillement, prêtes à discerner toute personne se dessinant. Elles décrivent d'abord une blouse blanche ample, laissant libre des mains fines et opalines. De longs cheveux argentés réunis à l'aide d'un élastique se glissent autour d'un cou étroit. Puis le visage de la doctoresse se délimite. Des traits fins, féminins, encadrant une bouche rosâtre et un nez aplati, surmontés de deux iris azurs. Un fin tracé de maquillage semble agrémenter les contours du tableau. Ismaël penche légèrement la tête sur le côté : sa chevelure est d'une coloration uniforme parfaitement réalisée. Il en est subjugué. Son coiffeur est un véritable artiste. Il mérite une foule d’applaudissements. Recentrant son regard sur les paupières, le jeune australien s'incline respectueusement, et pénètre dans la salle d'attente. Tandis que la doctoresse referme la porte, il en profite pour discrètement remonter son pantalon tombant.

S'en suit un tour visuel des lieux. A droite, un sofa large occupe la longueur. Il est neuf, personne ne s'est encore assis à l'intérieur ? Des chaises en plastique noir s'alignent contre le mur de gauche. Sur une petite table basse, des tonnes de magasines s'empilent. En forçant sur sa vue, il ne peut reconnaitre aucun d'entre eux. Cependant, aux illustrations de première de couverture, il en devine le genre. Souvent, les médecins choisissent des journaux passe-partout pour convenir au plus grand nombre. Une salle d'attente n'est après tout point une bibliothèque. Il ne faudrait pas confondre. Souvent, des hebdomadaires automobiles côtoient des peoples croustillants, et des périodiques stéréotypés pour une clientèle féminine. Ismaël se sent nostalgique. Combien d'heure passées à lire et relire cette même presse dans une atmosphère médicale ? Il ne saurait dire. Pourtant, une impression étrange de déjà-boo l'enserre.

Il en oublie presque la présence silencieuse de la professionnelle. Le petit homme, embarrassé et intimidé, pivote  vers la doctoresse pour ne guère lui tourner le dos. Un sourire accueillant occupe sa bouche, et une aura d'apaisement se manifeste autour d'elle. Le premier contact est toujours le plus déterminant dans une relation de soin. Partir sur un mauvais ressenti peut ruiner toute tentative de guérison. Pour le jeune australien qui désormais toise d'un œil inquiet la blouse réglementaire, la sensation de première fois l'impacte sérieusement. Une forte appréhension dès le départ engendre des répercussions négatives sur la suite. Or, il est important de préciser qu'Ismaël n'éprouve pas de première impression sur une personne en particulier. Il ne se permet pas de juger les autres lorsqu'il ne les connait pas. Par contre, il en éprouve sur un titre. Un professeur, un médecin, un notaire, un journaliste, ce qu'Ismaël interprète est avant tout la profession devant l'être humain. Une bonne personne peut-être piètre médecin. Un affreux escroc peut se révéler coriace avocat. Dès lors, si une perception malaisée persiste envers une personne, le petit homme ne pourra vraiment être lui-même. Il ne sera qu'une pâle image de sa personne, projetée en avant pour distancer les deux interlocuteurs.

Et devinez quoi ? C'est exactement ce qu'il est en train de se produire. La doctoresse est trop sérieuse, trop professionnelle pour lui. Ce n'est peut-être qu'une façade, mais Ismaël le ressent comme une affirmation présente. Il ne se sent pas à sa place dans ce cabinet impersonnel, aux murs blancs comme les hôpitaux. Tout est froid, glacial dirait-il. Il manque de couleurs, de cadres, ou d'un il-ne-sait-quoi qui changerait radicalement l'air. Pour le moment, il doit se contenter de ça. Réalisant que depuis une longue minute, il ne prononce aucun mot, il s'incline légèrement à nouveau, puis se pousse à interrompre le calme planant.

Bonjour, je m'excuse pour mon retard. Je me suis un peu perdu dans la ville.

Ses coudes se plaquent contre ses côtes, et ses mains se joignent par nervosité au niveau de sa hanche. La pulpe de son pouce droit caresse l'ongle de celui de gauche. Marque distinctive d'un malaise canalisé au possible. Ismaël aimerait s'assoir, pour se faire plus petit. Il se doute cependant qu'il ne restera pas dans cette pièce un long moment. D'une minute à l'autre, il rejoindra la salle d’auscultation. Une boule se forme dans sa gorge, chassée par une déglutition forcée. Tout va bien se passer Ismaël, il ne faut pas s'inquiéter.
© 2981 12289 0

----------------------------------------

Crédit pour l'image de base de l'avatar : © SnowyOwl119
 


이 모든 게 다 꿈인 것 같아

« Si le papillon s'est brûlé à la lumière, la lumière a connu les ailes du papillon et les a aimées. »
Revenir en haut Aller en bas
How could it be ? - Ana × Ismaël
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Ismaël, pour vous servir !
» Le beau risque d’Ismaël Rebert à la radio des gnbistes .
» ❝ Brûler Les Doigts ❞ -【ISMAËL】 ♚
» Ismaël ♡ dark paradise.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Choose your soul  :: Les carnets du Petit Homme :: Aventures-
Sauter vers: