Too bad, but it's too sweet
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Ismaël H. Sylwette
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MessageSujet: Too bad, but it's too sweet Too bad, but it's too sweet  Icon_minitimeDim 30 Déc - 16:27



   
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Tu soupires.
Un puissant souffle d’air chaud évacuateur, une libération minime de la consternation que tu dois appréhender. Assis, seul face à ton bureau, les mains jointes sur le sceau royal, ton regard est perdu dans le vide. Hannathème vient de quitter la pièce, en claquant comme à son habitude la porte, faisant résonner dans tout le palais un fracas assourdissant. Tes phalanges crispées tremblotent quelque peu. Tes épaules sont relevées, et ton dos arqué, amenant tes coudes sur l’ébène. Oui, tu es d’humeur morose. A l’instant, ne serait-ce qu’une minute plus tôt, ta chère seconde est venue quérir ton attention au milieu de ton travail. Elle est entrée, sans annoncer sa présence, et s’est installée sur ton plan de travail, avec la délicatesse et le raffinement propre au personnage. Là, elle t’a mis au courant de la réception de ce soir. Avertir une heure avant le souverain d’un événement mondain se déroulant sous son toit, organisé en secret, sans avoir préalablement demandé sa permission. Est-elle folle cette fille ?

Tu jettes aux flammes ton premier geai de rapport martial, tu n’arriveras pas à te remettre à sa rédaction. Inutile de forcer la concentration, alors que déjà tes nerfs sont fatigués de devoir passer la soirée à supporter des énergumènes bourgeois gloussant au moindre faux-pas. Tu n’as jamais aimé les réceptions, les bals, ou tout autre genre de conneries ostentatoires inventées par les fainéants pour parader devant la cours. Tu préférerais mille fois rester seul. Cependant, les invitations déjà envoyées, et les convives en chemin te prennent de cours. Tu ne peux pas tout annuler, c’est trop tard. Elle s’est bien moquée de toi, ta seconde. L’envie de l’étriper démange tes muscles brachiaux. Demain matin, lorsque tout le monde sera parti, elle apprendra la discipline cette petite, foi de Dragon.

Nouveau long soupire s’échappe de tes lèvres. Tu lèves les yeux vers la fenêtre, comprenant que déjà la Lune dirige le ciel de son gant d’argent. Sur le bois, juste devant toi, jonchent des rapports inachevés en piles organisées. Tellement de rapports, que bientôt un seul bureau ne suffira à tous les contenir. Depuis l’arrivée d’Hannathème à Damned Town, ton travail stagne, et tu avances à pas d’escargot en colère. Comment réussir à élaborer des stratégies ou à suivre des évolutions de ressources quand une gourgandine trop farouche vous interrompt au moindre caprice ? Combien de fois l’as-tu brisé contre les murs, frappé et giflé, tu ne sais plus quoi faire. Tu tombes à court d’idées, et commences vraiment à croire qu’une forme de masochisme occure en elle.

Une réception, mais quelle idée ! Très bien, tu ne comptes pas rester une minute de plus dans les parages. Ne souhaitant pas incendier le palais ou te battre avec ta seconde, tu choisis l’option de quitter les lieux. Hannathème aura la demeure royale pour ce soir, et se prendra une paire de torgnoles au petit-déjeuner de demain matin. Après tout, que pourrait-elle faire de pire au cours de la soirée ? En terme de gourdes, la gourgandine les a toutes expérimentées, elle devrait au moins être rodée. Si cela lui chante de jouer les princesses devant son peuple, qu’elle s’amuse, sa réputation est déjà assez misérable en Enfers. Toi tu ne joues pas, tu gouvernes : tu n’as pas de temps à perdre bêtement devant des invités, à tenir un rôle ridicule. Tu es ce que tu es, un asocial antipathique, et tu l’assumes complètement. Ce soir, ce sera sans toi.

Attrapant sous le bras tes rapports encapuchonnés sous une pochette de carton, tu t’équipes d’un manteau long noir et de quelques cartes repliées au bord de la commode en chêne, sur le côté. N’oubliant pas ton uchigatana, tu quitte l’enceinte familière de ton bureau pour rejoindre les escaliers et descendre dans le hall. Tu ne croiseras pas Hannathème, trop occupée dans sa salle de bain à se dévergonder. Tant mieux, tu n’avais pas envie de recroiser sa tête de parasite. Dehors, il pleut, un critère de plus à ajouter à ta morosité latente. Dissimulant sous le tissu tes papiers, tu te mets en marche. Une longue marche d’une heure et demie, pour parcourir une dizaine de kilomètres. Tu vas retrouver ton sanctuaire, où tu auras enfin la PAX DRAGONIS tant désirée. Que ne faut-il pas faire pour avoir un peu de tranquillité dans cette ville ?

Tes pas te guident à travers la voie sinueuse et escarpée menant au temple. La pluie cesse, pour reprendre son ampleur au niveau de la montagne, comme si elle attendait ta présence pour s’abattre depuis le ciel. Maudite voûte céleste, et maudits anges tant que nous y sommes. Le vent violent ne suffit pas à t’empêcher de gravir la côte escarpée, tu es déterminé à rejoindre un espace de sérénité. Si seulement jamais ta seconde n’était rentrée de mission, tu aurais eu la paix encore quelques mois. Parfois, tu te demandes vraiment pourquoi tu l’as choisi. Mais ne préférant pas à nouveau perdre une soirée, tu chasses les désirs de meurtre agitant tes papilles à l’approche du temple. Passant sous l’arche immense de l’entrée, tu suis instinctivement ta carte mentale. Personne n’est dans les parages, à cette heure les moins dorment déjà. Parfait, tu seras seul.

Avant d’entrer dans ton bureau, tu fais une escale par la salle principale, réservée à la méditation. La pièce est immense, mais peu meublée. Le sol est fraîchement nettoyé, entretenu rigoureusement par les habitants des lieux. Face au mur, une grande statue de bronze se tient. Tu supposes qu’elle représente un dieu bouddhiste, certainement Bouddha lui-même. Tu ne crois pas en ces dieux, ni en même en une quelconque entité supérieure, cependant le calme et la sobriété de ce hall sont pour toi un environnement adéquat à la concentration. Ôtant ta veste sombre, tu déposes les rapports à ta gauche, et t’assois en tailleur. Dos face à l’entrée, uchigatana sur tes cuisses. Stabilisant ta respiration, tu te prépares à canaliser ta colère. Tu dois être de la meilleure des formes possibles pour terminer les rapports. Les assauts en cours en Enfers sont d’une importance capitale, et tes choix se doivent d’être consciencieusement établis. Lorsque tu te sens plus à même, tu t’engages dans une lecture attentive des missives de guerre, et réfléchis déjà à la prochaine stratégie. Tu as plusieurs heures devant toi pour tout décider.

Trois heures plus tard, tu remballes tout. Tu es désormais au courant des dernières nouvelles, et prêt à mettre en œuvre les nouvelles stratégies. La situation en bas est sous contrôle, le moral de tes troupes est bon, grâce à la victoire contre la Tarentule. Les défenses de ton royaume ne sont pas menacées, et les ressources abondantes des pillages s’ajoutent au butin du souverain. Pour le moment, tout se passe comme prévu. Mais l’avenir est incertain, car ce qui se joue ici, à Damned Town, influence largement les réponses dans les royaumes divins. Tu sais que la reine Malronce possède des cartes en main, tu en connais même la valeur de certaines. Cependant, mieux vaut rester sur ses gardes, un incident est vite arrivé.

Tu te relèves, et te diriges désormais vers ton bureau. Après la lecture vient l’écriture, et tu seras bien dans ta réserve pour te mettre au travail. Tu quittes le bâtiment principal, traverses la petite cour, et unit la maisonnée ouest. Dans cette bâtisse, rare sont les moines à transiter. Elle ne contient que des stocks, des débarras, et la chaufferie au rez-de-chaussée. Toi, tu montes à l’étage, et empruntes le couloir dans la direction de sa longueur. Tout au fond, dernière porte, dernier mur, se loge ton espace vital. Tu t’approches d’abord rapidement, avant de ralentir le pas. Un fin filet de lumière se dégage de sous l’entrée. Quelqu’un se situe-t-il à l’intérieur ? Ton aura se déploie, recouvrant toute la zone. Kâa jaillit de ton bras pour explorer les alentours. Son ombre rampante glisse en silence et passe la porte. Sa cascabelle s’agite, et ses sifflements t’avertissent. Une aura angélique se fait ressentir. Immédiatement, ton expression se durcit, et ta paume se serre sur ta lame. Puis, un impression familière vient chatouiller ton échine. L’aura n’est pas complètement pure, de grosses tâches d’encre parsèment le tableau blanc auréique. Tu sens plus, comme un sentiment d’appartenance, quelque chose à toi, ou du moins qui t’appartient. Une chaleur reconnaissable. A sa dernière visite, son aura te semblait plus pure, plus claire. Que s’est-il passé entre temps ?

Ta main se pose sur la poignet et tu entrouvres la porte. Le spectacle qui s’offre à toi est des plus fantaisistes : mademoiselle Alice Green, endormie, tête sur ses bras et sur ton bureau. Elle dort à poings fermés. Kâa est agité, il la reconnaît lui aussi, et sentir le sceau royal contre sa peau lui donne des frissons. De sa langue scindée il lèche le corps de l’ange, comme pour en déterminer le goût. Refermant derrière toi la porte, tu soupires intérieurement. Tu vas vraiment devoir trouver un moyen de condamner cette porte, les intrusions commencent à t’agacer. Tu te souviens des menaces proférées à ton encontre, de la violence dans les yeux d’Alice lors de votre dernière rencontre, une semaine auparavant. Et la revoilà, comme tu l’avais prédis. La vie a eut raison d’elle, et tes avertissements étaient fondés. Quoi qu’il se soit déroulé depuis, la petite ne devait vraiment avoir nulle part autre ou aller. Qui serait assez fou pour venir t’attendre dans ton bureau ? Personne, pas même Hannathème.

Ton regard détaille l’ange affalée sur l’ébène. Un simple haut blanc, un pantalon troué, des vêtements de fortune et peu adaptés au froid extérieur. Sur le porte manteau, sèche une veste en cuir sale et abîmée et sur la table basse, traîne un sac trempé. De l’eau, partout. Non seulement elle s’invite, mais en plus elle salit ton bureau. Pour qui se prend-elle ? Kâa montre les crocs, guettant ton ordre sanguinaire. Attaquer, empoisonner, juste observer. Il frétille et pétille à l’idée d’agir, comme au bon vieux temps. Tu tournes autour de ta chaise, vérifiant que rien n’a été dérangé. Seules les bougies ont été allumées, et un ouvrage est disposé juste à côté du crâne de la jeune femme.

Tu hésites. Les intentions de l’ange te sont encore inconnues, mais quelque chose cloche dans ce paysage. Oui, il te manque un élément d’information. Une information capitale, un événement important s’est joué en ton absence. Un incident au palais, au sein de la cité ? Car pour amener un individu censé te haïr au plus point au centre de tes quartiers, au beau milieu de la nuit, il doit exister une raison. Tu as besoin de savoir, de comprendre. Pour cela, tu as besoin d’éveiller Alice. Avant, tu voudrais t’assurer d’une chose.

Tu déplaces les photophores de verre des côtés, et en éteint la majorité, ne laissant qu’une bougie allumée. Tu la déposes juste devant le visage de l’ange, afin de disparaître dans les ombres. Kâa passe à l’action, et plante ses crochets à la jambe de sa proie, injectant son venin en elle. Ton aura se renferme sur la pièce, exerçant une pression immense dans son atmosphère. Au bout de quelques minutes, tu te munis de l’ouvrage pour en lire un extrait à voix haute.

   
Toutes les dispositions naturelles d’une créature sont destinées à se déployer un jour de façon exhaustive et finale.


Kant, très bon choix. Tu saisis de tes mains chaque couverture, puis referme brutalement l’essai philosophique, en un claquement bruyant. Debout Alice, il est l'heure.

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MessageSujet: Re: Too bad, but it's too sweet Too bad, but it's too sweet  Icon_minitimeSam 11 Mai - 14:38



   
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Le lapin est tombé au milieu du terrier. Sa robe immaculée de clarté s’est tâchée de boue, de terre, et des pierres minuscules se sont accrochées à sa peau, ont déchiré le tissus protecteur de son cocon angélique. Mètre après mètre dans ce puits de Ténèbres menant quelque part dont on ne revient jamais, la petite fille incomprise s’est effritée. Une à une sont tombées ses enveloppes de lumière pour ne laisser plus qu’une fragile couche de chaire prête à croiser le sol avec fracas. La chute ne cesse jamais, disait un grand philosophe chinois de l’Antiquité. Lorsqu’elle se termine, c’est que la chaire n’est plus plus et que le temps pour une âme a sonné. Difficile à vu d’œil de juger cette brebis égarée du troupeau. Combien de mètres lui reste-t-il à parcourir avant d’attendre le fond ? Ou bien vraie question, est-ce une chute ou une remontée ? Car la brebis qui quitte son berger peut faire face à montagne ou vallée. Selon l’obstacle qu’elle choisit de franchir, elle peut rejoindre deux extrémités antithétiques. Rien n’est joué, tout est joué, et pourtant tout semble encore à déterminer. Les actions humaines sont déterminées selon des lois universelles de la Nature comme tout autre événement naturel, Kant, tu avais tort. Face à un être reniant sa nature, les véritables règles du jeu peuvent enfin s’appliquer. Et devant l’immensité des lois imposées, on ne peut que perdre ou esquiver.

Le claquement du livre a tiré de sa torpeur l’ange au temple dormant. Alice s’est levée soudainement, surprise par ta présence inopinée, a manqué de dégringoler depuis ta chaise vers ton tapis. Ses pupilles ont été agressées par l’ombre implacable des lieux. Tu peux sentir son aura pulsatile perdre pied. Cette toute petite lueur, fragile et affaiblie, qui continue de battre pour ne pas être consumée, tu la ressens lancer des appels à l’aide en vain. Kâa lui aussi la ressent, et sa langue bifide rêverait d’en faire son en-cas. Il continue de rôder autour d’elle, comme attendant des miettes de tomber au sol pour s’en emparer. Toi, tu es toujours au milieu de l’ombre, observant silencieusement l’intruse de nouveau venue. Tu ressens tout le désespoir qui peut émaner de cet être désormais aux portes des Enfers. Et cela ne t’affectes pas. La douleur et la détresse des autres n’a jamais pu tirer à ton cœur de pierre la moindre considération. C’est peut-être pour cette raison que le poste de souverain te convient bien. Peu importe la décision douloureuse que tu pourras prendre, les conséquences émotionnelles qui pourraient en résulter te passeront au-dessus, toi le grand insensible que tu es. Pour autant, cette faculté te rend inébranlable et toujours au plus à même de choisir la meilleure des décisions pour ton royaume. Alors au diable ceux qui critiquent ta façon de procéder. Le trône n’est pas entre leurs mains.
   
Waw bordel, vous m'avez fait peur ! Je euh... Désolée de débarquer sans prévenir. Mais, comment dire. J'ai pas vraiment eu le choix. Ni le temps de réfléchir.Je vous dérange pas, votre euh... ? Je vous dérange pas ?


A force de tousser et de crier, elle risque de se décoller les poumons. Le ton et le langage employés par Alice te déplaisent au plus haut point. Ce n’est pas de cette manière qu’elle devrait s’adresser à toi, elle qui ose revenir sur cet espace duquel elle a été bannie. A vrai dire, tu ne t’attendais pas à non plus à tout le code de noblesse à te faire vomir. Tu espérais au moins une forme de respect. T’imposer sa présence, sous prétexte qu’elle n’avait pas d’autres choix, voilà une drôle de façon de justifier son intrusion dans ton bureau « secret », plus si secret par ailleurs. Serrant les dents, tu reposes le livre à sa place dans la bibliothèque. Malgré l’obscurité écrasante, tu connais cette pièce peu meublée sur le bout de tes doigts, te permettant d’y déambuler sans risque. Tu tires un autre livre de la bibliothèque, un recueil assez original d’œuvre d’un de tes romanciers latins préférés, Sénèque. Tu l’ouvres à la cent-trente troisième page, avant d’en lire une ligne.
 
Omni fine initium novum.


Tu jettes le livre sur la table, à la page que tu viens de réciter.  Si d’autrui tu refuses la présence au sein de ton intimité, tu ne vas pas t’amuser à faire des exceptions. En venant directement rejoindre ton bureau, Alice a de nouveau dépassé les bornes. Peu importe les excuses qui l’ont poussé à désobéir, ou bien même à mettre sa vie en danger, entre tes mains, tu ne veux pas l’entendre. Inexcusable est le crime de désobéir à tes avertissements. Ta voix s’entremêle d’une noirceur incongrue et tes yeux d’or luisent à travers l’obscurité.

Tu as du cran de revenir en ces lieux. Et je te conseille de rapidement en sortir, où je devrais prendre les mesures nécessaires pour m’assurer qu’il n’y aura pas de troisième fois. Il me semblait pourtant avoir été distinct la fois dernière.


Faire preuve de plus de clarté dans mes paroles, et diriger les Ténèbres. Un imbroglio des plus inadéquats n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Too bad, but it's too sweet Too bad, but it's too sweet  Icon_minitimeSam 11 Mai - 23:39



   
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Tes yeux reptiliens fixent les agissements de l’ange au sein de ton bureau. Tu restes attentifs à ses paroles, à ses mouvements, guettant la moindre trace de volte-face. Tu la sais battante, courageuse mais désespérée. L’homme, lorsqu’il est en proie à l’anxiété la plus profonde, et lorsque plus rien ne semble pouvoir être perdu, alors il devient bête, instable créature capable de tous les sacrifices pour retrouver sa liberté. C’est un trait des anges qui t’a toujours fasciné. Loin de toi l’idée d’apprécier chez eux quelque chose, non c’est plus une sorte de fascination morbide. Lorsqu’un ange est privé de ses repaires et de sa dignité, il devient pire encore que certains de tes congénères. Il devient dingue, incapable de raisonner, et commet les pires vices voire crimes pour se débarrasser de son état. Oui, tu t’improvises psychologue à tes heures perdues, et puis encore ? Un vil démon sommeil en tout ange, voilà la leçon qu’il faudrait enseigner aux plus jeunes d’entre vous. Une leçon que visiblement Malronce ne semble pas avoir comprise.

C’est alors que la jeune demoiselle ange plonge ses yeux dans les tiens. Tu peux lire à travers son regard noir comme la nuit, une multitude de sentiments se déchaînant, si bien que n’en citer qu’un seul se révèle compliqué. Tu peux choisir celui que tu préférerais lire, comme un rat de bibliothèque dans sa tanière improvisée. Toi, tu choisis sa colère sourde. Un sentiment que tu connais bien, et qui te fais écho. Un sentiment mêlant injustice et obstination. Une forme de refus, d’abord discret, puis de plus en plus éponyme. L’alchimiste ayant donné la vie à cette créature s’est bien amusé : il a mélangé toutes les fioles pour en faire un être complexe et insatiable de liberté. Et plus on aime la liberté, plus on est amené à la tenir en péril.

En entrant sur ton territoire, en venant briser ta tranquillité, c’est exactement ce que mademoiselle Green a fait. Elle s’est mise des chaînes pour s’octroyer la liberté. Qu’espérait-elle à s’enquérir de ton aide ? Tu l’apprends au moment même que ta pensée file sans s’arrêter. Tu écoutes attentivement ses dires, n’émettant pas un seul signe d’acquiescement ou de refus le long de ses explications. Tu restes immobiles, bras croisés, visage fermé, dans l’expectative d’un mobile suffisant pour se donner la mort en te rendant visite. Puis Alice prend de l’assurance, elle s’approche de toi tout en défiant tes prunelles autoritaires. Tu ne fléchis point, ne dévie pas du regard, cligne à peine des yeux, si ce n’est physiologiquement. En entrant dans la lumière proche de toi, son corps creusé par l’épuisement te paraît. Sa peau grisâtre semble plus sombre encore que ton bureau. Depuis la dernière fois, elle est encore plus ravagée par la vie. Si ton corps n’était pas de marbre, tu ressentirais de la peine pour ce pauvre enfant malmené par l’existence.

La proximité entre toi et cet ange frise l’intolérable. Tes gènes de tueurs démoniaques  s’affolent doucement, envoyant dans tes bras des signaux meurtriers. Attaque ! Hurlent-ils tous. Tes papilles sont prêtes à saliver, car le sang de l’ennemi pulsant dans ses veines t’appelle. Tu soupires, canalisant une bonne fois pour toute ces instincts de tueur primaires qui animent ta race depuis une éternité. Maintenant, tu sais mieux les maîtriser. Tu tolères alors la présence d’Alice à tes côtés, du moment qu’elle ne fasse un pas de plus. Et tu la laisses finir de parler.

   
Je suis pas venue ici juste pour te déranger. C’est même pas l’objectif en fait.Je suis allée voir Malronce. Je lui ai demandé de me déchoir. Elle a refusé.


Sa diction est lente, saccadée, mais sa voix gagne en intensité. Elle essaie d’argumenter. Pour te convaincre ? Non, pour être comprise. Elle souhaite être entendue. La brebis égarée cherche un nouveau berger. Tu n’as pas choisis ce livre au hasard, ni même cette citation sans une idée derrière la tête. Toute chose commence lorsqu’une autre se termine. Inverser l’ordre des mots mène à une simple conclusion : pour que quelque chose puisse commencer, une autre chose doit se terminer. Alice est la preuve vivante que cette affirmation est terriblement vraie. Parce que Malronce l’a rejeté, elle espère en toi trouver un sanctuaire.

Elle fait fausse route. Tu n’es pas un second choix de fortune, une sorte de plan B inespéré pour venir en aide à une gamine désespérée. C’est amusant dans le fond, tu es son dernier espoir de survivre. Jamais si la reine ne l’avait rejeté, elle ne serait venu te supplier de l’aider. Mais d’un autre côté, son insolence est agréable, si tant est que tu puisses ressentir une forme de plaisir. Pour sa condition, demander sa déchéance à la reine des anges en personne est un acte de culot point nommé. Sur ce point, elle ne peut être blâmée.

En refusant de déchoir une combattante de sa garde, Malronce a commis une erreur - comme à son habitude. Elle t’a donné une carte, un joker dont tu es le seul à pouvoir posséder. Souhaites-tu l’obtenir ? La carte vaut-elle le risque de modifier son jeu ? L’aura angélique regagne en puissance, battant de son plein comme cherchant à te transmettre un message. Un signal d’alarme répétant la même maudite mélodie.

Alors je suis venue ici. Je voulais venir te… vous voir. C’est la première idée que j’ai eue. C’est peut-être pas la meilleure. Mais je me suis dit que ça v-t’intéresserait de savoir. Maintenant si je dérange… bah tant pis. Je vais retourner dehors et espérer que des anges vont pas s’en prendre à l’apatride qui a agressé violemment deux de leurs collègues.


Elle est en train de se vendre, comme sur un marché. Elle essaye par tous les moyens de se rendre utile pour t’intéresser. C’est ce qui s’appelle corrompre non ? Et c’est bien ce que tu hais le plus chez tes vils congénères. Mais tu mentirais de dire que ta curiosité n’a pas été piquée. Désormais, l’ange s’éloigne de toi, craignant  un assaut éventuel, tu imagines. Je vais retourner dehors et espérer que des anges vont pas s’en prendre à l’apatride qui a agressé violemment deux de leurs collègues. Tu notes l’ironie dans ces paroles maladroites. Ce qu’elles révèlent font nettement moins rire. Elle s’est attaquée à des gardes, impériaux certainement, ou du moins siégeant dans le palais. Et dire qu’elle est désormais recherchée, et qui irait venir la retrouver chez toi ? Tu comprends mieux son raisonnement. C’est culotté, désespéré pour te répéter, mais intelligent. En effet, le meilleur moyen pour fuir des anges est de rejoindre les démons.

   
Dans un premier temps, si tu veux t’adresser à moi, il te faut me vouvoyer.


Le ton est donné.
Serait-ce pas si facile de changer de camp ? Un claquement de doigt ne suffit pas à porter d’autres couleurs. Qui ne te dit pas qu’elle ment ou bien qu’elle cherche à t’amadouer ? Le Dragon ne croit que ce qu’il voit, et n’ayant aucun espion compétent au sein de la ville, tu dois te conforter d’un unique témoignage. La présence seule d’Alice est l’argument suprême employé par la jeune femme pour te convaincre. Elle souhaite soit disant te révéler des informations capitales, mais cela suffira-t-il ? Tu soupires à nouveau.

Qu’espères-tu véritablement en venant ici ? Si tu ne cherches qu’à fuir les anges, alors ta présence en ces lieux ne m’est d’aucun intérêt. Nombre sont ceux qui souhaitent fuir le Paradis, lorsqu’ils en voient sa vraie nature.  


Oui, si nombreux que tu te demandes combien de temps encore la mascarade royale continuera de jouer sa petite comédie. Il serait temps que les anges ouvrent les yeux : la lumière est une malédiction.

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MessageSujet: Re: Too bad, but it's too sweet Too bad, but it's too sweet  Icon_minitimeVen 17 Mai - 15:44



   
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Un si petit corps d’ange, fragile comme le maïs que le fermier vient faucher à l’été, qui regorge d’une noirceur plus grande encore que certains de tes congénères ne peuvent pas manifester. En cet instant étrange où ton aura serpentine se délecte des miettes de ténèbres s’échappant d’Alice, tu ne peux t’empêcher de repenser aux autres démons foulant la cité dont tu deviendras le maître. Ces démons qui pour la plupart, refusent de t’obéir et préfèrent chercher bonheur dans des idoles toutes pré-construites. Le monde marche sur la tête. Ce n’est ni la pirate, ni le chasseur, qui accepteraient de rejoindre tes forces dans le combat t’opposant aux forces de la « bien », si tant est que les anges et leur foutue lumière incarne pour toi l’image d’une créature maternelle bienveillante tenant dans ses bras le destin des humains. Non, certainement pas. Ce serait accorder trop de crédit. La véritable image devrait être une pieuvre, dont les tentacules s’infiltrent au sein des interstices pour toujours plus transmettre la « bonne parole », en privant les sujets de leur esprit pour mieux les gouverner. Et c’est ironique, n’est-ce pas, que de constater au sein de cette ville une ange munie de plus de liberté malgré ses entraves, que deux démons sans responsabilités. Ironiquement stupide et inacceptable, si tu veux ton avis. La dégénérescence des troupes infernales fait pitié à voir, mais l’idée même de repenser à ce détail te donne la nausée, tu préfères revenir à des choses essentielles, et concentrer ton attention sur ta proie.

 
Je suis pas là que pour sauver ma peau. Échanger la pendaison pour la guillotine, quelle différence ? Vous auriez tout aussi bien pu décider de me faire payer mon intrusion sans me laisser m’expliquer. J’ai juste saisi ma dernière chance. En espérant que vous accepteriez de m’écouter. Pour le reste, j’ai pas réfléchi. Mais ça, je l’ai déjà dit.  


D’ailleurs, la petite Alice perdue au sein du mauvais terrier, semble tiraillée entre des sentiments contradictoires. Tu croirais même l’avoir remarqué trembler, à moins que ce ne soit que la vibration de ombre sous les vacillements de la bougie ?  Elle s’éloigne du bureau, ses yeux paniqués scrutant dans toutes les directions et fuyant ton regard équanime. Cependant, en elle continue de battre le tambour de la révolte, et sa causticité presque touchante si tu pouvais ressentir une émotion, traduit sa volonté inébranlable d’en finir avec ses problèmes. Toi, devenir la solution d’un problème, alors que tu as toujours été considéré comme un fauteur de troubles depuis tout petit. Le vent tourne.

Cette fois, les formules usitées pour s’exprimer chatouillent ton égo. La petite ange rebelle commence déjà à parler d’une meilleure manière. Elle troque son vocabulaire de charretier contre une langue plus noble, sans être trop condescendante. Bien qu’une pointe de sarcasme puisse trahir la colère qui la ronge. Maîtriser sa colère, pour la transformer en une âme impitoyable, un apprentissage qui pourrait être très bénéfique à cette petite, tu en es persuadé.  

J’ai la bêtise de croire que si quelqu’un dans cette foutue ville peut m’aider à ne plus en être un c’est vous. Vous êtes le seul à avoir au moins autant de pouvoir que Malronce. Elle m’a refusé ma déchéance. Alors se tourner vers l’autre souverain de Damned Town, c’est la solution logique non ?  


Un long soupir résonne, comme pour répondre au tiens précédent. Kâa continue son festin, patientant tranquillement de pouvoir passer au plat de résistance. Il s’est lové entre les jambes de la créature céleste, et la suit silencieusement sur ses déplacements. Alice revient sur ses pas, et se positionne face à ta personne. Ses prunelles divaguent jusqu’à se planter dans les tiennes. Acte pour se donner du courage, pour te défier, ou bien juste pour s’écraser, tu ne saurais le dire. En revanche, les mots prononcés solennellement quelques secondes plus tard te plaisent au plus haut point, du moins si le plaisir peut t’atteindre. Je veux qu’elle disparaisse. Malronce. Peu importe comment. Et elle n’est pas la seule, toi aussi tu aimerais railler Malronce de l’existence. Faire disparaître son nom des livres et détruire son cadavre en milliards de pièces détachées. Que ne donnerais-tu pas pour avoir sa peau, et faire de son crâne un trophée où faire couleur le sang de tes victimes. Tu as entendu un jour que la peau des anges est si douce, que même la soie peut paraître fade à ses côtés. Dicton erroné pour les soldats du Paradis, aussi abîmés et rugueux que la roche. Mais qu’en est-il de la reine ? Transformer en tapis pour ton bureau sa peau opaline serait un moyen de continuellement lui faire subir ta haine et ta vengeance. Délicieuse idée.

J’imagine que c’est votre idée en venant ici. Dans cette ville. Vous n’êtes pas là pour prendre des vacances. Si votre objectif c’est que cette femme cesse d’exister, alors je veux en être.


Désormais, le ton devient interrogateur, plus tourné vers toi. Des présomptions intéressantes, et assez audacieuses pour une créature de sa race. Alice ne craint vraiment plus de se retourner contre les siens, et de devenir une paria. Les portes du Paradis se refermeront derrière elle, et elle sera condamnée à rester errante, loin de lui. C’est peut-être la raison qui la pousse à rejoindre l’autre camp, pour trouver refuge. Enfin, inutile de revenir sur ce sujet, tu as déjà pris le temps de le décortiquer.

Une odeur de chien mouillé commence à piquer tes narines, se mêlant au parfum de la cire chaude pour former une senteur étrange. L’eau camoufle les autres odeurs, et tu es étonné de ne pas respirer d’autres émanation d’alcool. Au moins, tu comprendrais mieux la folie qui s’empare de cette femme. Elle est sobre, et sa colère se nourrit de sa sobriété. Être sous aucune emprise permet de constater le monde tel qu’il est vraiment, et de venir à s’en dégoûter, ou bien comme toi à vouloir en détruire une partie pour la refaçonner.

Votre aide sera pas gratuite. Je le sais. Si vous acceptez, alors je me plierai à votre contrepartie. Sinon... On peut descendre là où on s’est quittés. Pour terminer ce que vous aviez commencé.


Alice ouvre les yeux pour la première fois, juste avant de chuter, et c’est à toi de décider de son sort. Elle se soumet à ton jugement, à ta juridiction suprême. Elle t’accorde par ses mots le pouvoir d’un dieu, tu peux décider de sa vie ou de sa mort. Incapable de se sauver elle-même d’une situation dont elle ne tire pas les rênes, elle remet sa vie entre tes mains, se débarrassant du fardeau qu’est celui de vivre et de prendre des décisions. En un sens, tu estimes cette façon de procéder un brin égoïste, mais une part de toi ne peut se détacher de ses affirmations. Jamais un ange ne mentirai sur un point tel que celui-ci. Alice et toi partagez donc un objectif primaire commun : éliminer la souverain angélique de la surface de la cité.

Un choix cornélien, qui te fais douter. Une seconde à n’en pas douter. Tu t’approches désormais de l’intruse, et saisis ton uchigatana. Tu dégaines la lame, et prend le temps d’observer le métal réverbérer sous les rayons diffus de la bougie. Tes yeux d’or se dardent le visage de la demoiselle, tandis que ton visage n’a pas bougé d’un pouce, conservant sur lui un tableau froid et austère. Tandis que tes pas écourtent la distance vous séparant, tu l’esquives à la dernière seconde, pour rejoindre la porte et la sceller depuis l’intérieur, via une planche déposée contre le bois. Tu te retournes, et glisses ta lame contre le porte-manteau, avant de revenir vers l’ange, et de la saisir sans douceur par les épaules.

 
Renier sa race est le pire des crimes pour un divin, j’espère que tu en es consciente. Ton intrusion, malgré mes avertissements, ne peut pas être exempte de punition, aussi dure soit-elle.


Ta voix est autoritaire, impitoyable. Tu la plaques contre le mur, sans aucune once d’émotion. Ton aura serpentine s’agite, et déjà Kâa s’enroule autour de ta proie pour en détailler les contours. Sa langue bifide lèche les gouttes de pluie sur le corps, comme si des particules d’aura se solubilisaient en leur sein. Tes mains sont des griffes qui contraignent l’intruse, et bientôt tu soulèves sa frêle carcasse, pour avoir son visage en face du tiens.

Faire preuve d’un tel irrespect de tes consignes est digne d’un aller sans retour vers les confins. De finir rapiécé sans aucun remerciement, et de disparaître à jamais sous les pierres du temples. Personne ne peut pénétrer sans impunité dans ton bureau. Cependant, il existe une exception, comme à toute règle. Car au-delà du respect et de la loyauté, qui sont pour toi des valeurs essentielles, tu peux voir en la détermination d’Alice et en sa conviction une force, une insoumission (paradoxale en cette situation, tu lui accordes), qui te ressemble bien. Comme toi tu as refusé les lois pour revenir en ton monde et récupérer ton titre, elle s’affranchit des codes pour venir te chercher. Son incroyable ténacité ne peut pas être soulignée, malgré sa condition d’ange, et de femme qui plus est.

Cependant, je dois t’accorder ta ténacité. Tu crains la mort, mais tu as choisi de l’affronter pour te délivrer des tiens. Plus rien ne sera jamais comme avant une fois que tu ne seras plus une ange. Alors laisse moi te poser une question : te sens-tu capable de tuer la reine, Alice ?


Quitte à finir en chaire à canon, autant que ce soit entre tes mains.

(c) codage by Serfy


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Crédit pour l'image de base de l'avatar : © SnowyOwl119
 


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Too bad, but it's too sweet
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